Escapade à Milan

L’Italie est un pays que je n’ai jamais vraiment aimé. J’y ai pourtant passé plusieurs vacances, dans différentes régions, avec toujours le même constat : trop chaud, trop bruyant, trop de bordel. Prenons l’exemple de la langue : Là où la plupart s’extasient sur la vive palette de couleurs déployée par l’Italien, je me sens rapidement saturée par ce torrent sans fin de voyelles chantantes. Ce ressenti s’applique pour moi à l’ensemble des facettes du pays, où l’introvertie que je suis a le plus grand mal à trouver de quoi respirer dans l’hyperactivité qui semble le caractériser.

Milan n’a pas échappé à cette règle. Le choix de cette destination pour quelques jours était une coïncidence de bas prix de vols, l’envie de faire découvrir à K ce pays qui l’attirait mais qu’il ne connaissait pas, et le souhait de raviver des souvenirs estompés en donnant à l’Italie une chance de gommer mes préjugés. Après quelques heures passées dans la ville de Milan, force m’était de constater que mes idées reçues étaient toujours aussi vives, et j’en suis même arrivée à me demander si ce voyage ne serait rien d’autre qu’une immense déception.

J’avais beaucoup trop chaud et la lumière me brûlait les yeux. Nous traversions des quartiers laids, encombrés de fils électriques, dont les richesses architecturales étaient à peine visibles sous de multiples couches d’urbanisation totalement aléatoires et oppressantes. Il faut dire que mon malaise étant sans aucun doute renforcé par le fait que j’allais me faire tatouer pour la première fois le soir même, par un artiste qui parlait à peine anglais, sur une décision coup de tête après de trop longues tergiversations. Pour un petit week-end de vacances, l’angoisse était maximale. Et bien heureusement, temporaire.

Piazza Del Duomo

Statue

Piazza Gae Aulenti

Porte

Cour intérieure

Cathédrale de Milan

Toits de la Cathédrale de Milan

Cathédrale de Milan

L.O.V.E. - Maurizio Cattelan

Architecture Milan

Banca D'Italia

Corso Como

Galerie Vittorio Emanuele II

Cathédrale, églises et ossuaire

Il y a quelques soirs, après avoir partagé un nombre de bières non négligeables, j’essayais d’expliquer à Kekow l’origine de ma passion pour la Cathédrale de Strasbourg. Quelle était précisément l’expérience que j’y recherchais, le sublime que j’y ressentais aux frontières d’un certain mysticisme sans basculer dans une extase religieuse. J’étais incapable de poser des mots précis sur ce sentiment qui m’est tellement fondamental, et j’ai du me rendre à l’évidence que je ne saurai jamais le partager, car il touche à un choc réel auquel il m’est impossible d’accéder par le langage.

Cette obsession me pousse souvent à entrer dans toutes les églises et cathédrales qui croisent mon chemin, à la recherche de cette même émotion. Je savais que Milan en était constellée, et j’aurais du m’en réjouir. J’avais néanmoins l’appréhension de devoir d’y confronter cette sur-expressivité baroque, cet étalage de marbre et de dorures qui m’éloignerait tellement de l’essentiel. J’étais ainsi sur mes gardes en arrivant sur la Plaza del Duomo, où se situe la cathédrale du même nom. Foutus a priori.

Là où je jouais l’indifférente en voyant ce bâtiment immense, médisant sur la démesure des Italiens et leur besoin de fiorituriser la moindre poutre, mon caquet a été totalement rabattu une fois ses portes franchies. Je n’ai jamais perçu une telle immensité dans une église, et pour cause : cette cathédrale est la troisième plus grande du monde, et son intérieur est absolument vertigineux. Le lieu était bien trop touristique pour que je puisse y retrouver l’atmosphère que j’aime tant dans les églises. Mais j’y ai ressenti une émotion non moins palpable : celle que j’avais vécue étant gamine lors d’un voyage en Egypte, dans ces immenses temples que je parcourais le nez en l’air, devant ces colonnes infinies, émerveillée par l’idée que des humains en étaient à l’origine.

Quelques notes pratiques ? Des guichets de vente de billets d’accès sont répartis tout autour de la cathédrale – n’hésitez pas à y repasser un peu plus tard si la file d’attente est trop longue, elle se réduit grandement aux heures de repas. L’accès au toit permet une vue sur toute la ville plutôt limitée, mais a le mérite de faire admirer de plus près les superbes contreforts de l’édifice. Si vous n’avez pas de problème de santé, vous pouvez largement y accéder par les escaliers, ce qui est moins cher que l’ascenseur. Enfin, le billet d’entrée permet d’accéder à un musée il me semble – de notre côté nous avons simplement choisi de l’utiliser pour jeter un œil aux ruines archéologiques qui ont été découvertes sous la cathédrale.

Cathédrale de Milan

Cathédrale de Milan

Cathédrale de Milan

Cathédrale de Milan

Cathédrale de Milan

Toits de la Cathédrale de Milan

Eliness, toits de la Cathédrale de Milan

Toits de la Cathédrale de Milan

De multiples autres églises constellant la ville, plusieurs étaient fermées pour rénovations, d’autres n’avaient pas d’intérêt particulier. Je retiens tout de même deux lieux à côté desquels il serait dommage de passer. L’église San Benardino Alle Ossa est flanquée d’un ossuaire très ornementé, qui a été érigé à la fin de la renaissance pour remplacer un ancien cimetière débordant. Quitte à excaver des ossements, autant les utiliser en déco rococo… Le lieu n’était pas sans me rappeler les catacombes parisiennes où j’ai ressenti un semblable mélange d’effroi et de fascination. Amis amateurs de morbide ou sujets aux angoisses de mort, cette chapelle est faite pour vous. Pour une ambiance plus légère mais non moins impressionnante, direction l’église Di San Maurizio al Monastero Maggiore, dont les multiples fresques jusqu’au plafond m’ont laissée sans voix.

San Bernardino Alle Ossa

San Bernardino Alle Ossa

Chieza Di San Maurizio

L’exposition Escher

Juste à côté de la cathédrale se trouve le Palazzo Reale, ancien palais reconverti en lieu culturel et artistique. J’ai insisté à ce qu’on y accorde quelques heures lorsque j’ai découvert qu’il hébergeait une exposition sur Maurits Cornelis Escher. Je n’avais jamais vu d’œuvres exposées de cet artiste, et l’expo promettait d’en présenter plus de 200 dont d’immenses lithographies très célèbres : je ne pouvais manquer une telle occasion.

Escher

Escher

Eliness - Escher

Cette exposition était sans aucun doute une des mieux réalisées que j’ai jamais parcourues. Les œuvres étaient sélectionnées avec soin, disposées dans un parcours suivant la vie de l’artiste, les replaçant dans le contexte de l’époque, finissant sur leur héritage marquant notre culture actuelle.

De nombreux panneaux expliquaient de façon claire et accessible les différentes techniques utilisées par Escher, et les concepts mathématiques sous-jacents. Plusieurs jeux pour enfants jalonnaient le parcours afin de leur faire comprendre des concepts à leur portée de façon didactique.

Enfin, l’interdiction de photographies a été intelligemment compensée par de multiples stands en jeux de miroirs et reproductions d’œuvres, invitant les visiteurs à y dégainer leur smartphone ou appareil photo pour immortaliser leur visite. Une exposition passionnante, enrichissante, interactive et complète qui a été un gros coup de cœur ; elle est ouverte jusqu’au 22 janvier 2017.


La fondation Pirelli HangarBicocca

Parmi les must see touristiques milanais, nous n’avions pas prévu de visiter les musées d’art de la renaissance Italienne, K étant peu friand de toiles classiques et moi-même en ayant parcouru bien trop durant mon enfance. Je n’ai pas souhaité visiter la Scala, théâtre légendaire dont le seul intérêt à nos yeux aurait été d’assister à un opéra ou un ballet – hélas bien trop hors budget. J’ai rapidement fait une croix sur la Cène de Vinci, dont le prix du billet était bien trop exorbitant à mon goût pour être autorisé à la contempler un petit quart d’heure.

J’ai préféré sortir des chemins battus et prévoir la visite d’un musée d’art contemporain. La fondation Pirelli HangarBicocca a reconverti une ancienne usine de montage de trains pour y présenter régulièrement des expositions temporaires. J’ai longtemps hésité à y consacrer un après-midi, le lieu étant plutôt excentré dans une zone industrielle et risquant fort de me décevoir avec des œuvres bien trop cintre sur mur à mon goût. Bien m’en a pris de tenter le coup, c’était une expérience d’art contemporain complètement fun et réussie !

Pirelli HangarBicocca

OSGEMEOS

La fondation était au départ une expo temporaire de plusieurs œuvres d’Anselm Kiefer. J’avais manqué à grand regret l’exposition de ses sculptures au Grand Palais de Paris il y a des années, aussi j’ai eu cette petite compensation de me balader entre ses Seven Heavenly Palaces, énormes tours de Babel en béton armé. J’y ai toutefois préféré ses toiles que j’ai vu exposées dans plusieurs pays et que je prends toujours grand plaisir à contempler : d’immenses croûtes de peintures, sombres paysages démesurés aux symbolismes forts, mélanges d’holocauste, religions et questionnements de civilisations.

Anselm Kiefer - The Seven Heavenly Palaces

Anselm Kiefer

Cette exposition ayant eu énormément de succès, la fondation a décidé de la pérenniser et de profiter du reste du bâtiment pour permettre à des artistes contemporains d’exposer leurs œuvres les plus démesurées. Nous avons ainsi découvert avec enthousiasme les œuvres de Carsten Höller, immenses installations lumineuses et interactives qui nous ont énormément amusées, sur un fond sonore de musique congolaise à plein volume complètement décalé. Nous nous sommes ainsi engouffrés dans des tunnels de lumière, avons mis à l’épreuve nos sens dans un labyrinthe à l’aveugle, nous nous sommes couchés sous un aquarium pour y contempler des poissons, et avons beaucoup joué avec nos reflets.

Carsten Höller - Y

Carsten Höller

Carsten Höller - Flying machine & Carousel

Carsten Höller - Decision

Eliness, Revolving doors by Carsten Höller

Carsten Höller - Two roaming beds

Carsten Höller - Light corridor

On reproche souvent à l’art contemporain son inaccessibilité ; j’avoue ne pas avoir perçu initialement le sens caché de ces œuvres, mais l’interaction qu’elles proposent m’a permis de m’y intéresser. Même sans avoir fait de tour de pseudo deltaplane, ou d’avoir choisi de monter sur ce vieux manège, regarder d’autres personnes s’y amuser a donné une toute nouvelle dimension à cette forme d’art. Comme le dit si bien leur auteur : « Many people think you have to use my works in order to experience them, but I think it’s also possible to experience the work through other people, to see it from outside, or to just contemplate it. It depends on who you are and how you feel ».

Si ces œuvres avaient été intouchables derrière des barrières, je ne me serais de loin pas sentie concernée par leur propos ; ici, c’est la possibilité d’interaction qui m’a poussée à me questionner sur leur but, et j’ai été bien plus investie à lire l’intention de l’artiste dans le dépliant dédié. Une démarche brisant les frontières entre œuvre artistique et spectateur qui m’a ici totalement convaincue.


Le cimetière monumental

Dernier grand point de visite, le Cimitero Monumentale est la preuve à ciel ouvert d’une folie des grandeurs que déploie certaines riches familles Italiennes jusque dans leur tombeau. De nombres célébrités italiennes y sont enterrées, mais l’intérêt principal du cimetière est de découvrir la démesure des tombes qui le peuplent. Chacune est plus exubérante que sa voisine, à grands renforts de gisants, d’anges, de reproductions grandeur nature des personnes inhumées, de gravures, de statues, de temples grecs ou égyptiens, de mini églises, de concours d’architecture et mausolées funéraires. Quelle ironie d’en voir certaines se dégrader au fil du temps, les noms érodés, les photos effacées, recouvertes de mauvaises herbes que plus personne ne se prend la peine de dégager. Peu importe la taille du monument érigé à ta gloire, tu finiras tôt ou tard dans l’oubli (coucou les angoissés de la mort, vous êtes toujours là ?)

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Cimetière Monumental de Milan

Les bons petits coins

Pour tout curieux qui s’aventurerait à Milan, il me reste quelques adresses d’endroits qui en méritent le détour – et également les bons plans nourriture (n’oublions pas ce point central de chacun de mes voyages).

Piazza Gae Aulenti

La Piazza Gae Aulenti est une superbe place d’architecture contemporaine où le ciel se reflète de toutes parts, entre les vitres des immenses immeubles qui l’entourent et les plans d’eau en son centre. Très agréable pour une petits sieste sur un banc ou pour se rafraîchir les pieds dans l’eau, quand il ne s’agit pas de franches baignades pour les enfants ; une ambiance que j’ai particulièrement appréciée en fin de journée.

10 Corso Como

10 Corso Como

Partant de cette place, la rue Corso Como est celle des boutiques de luxe complètement inaccessibles. Au numéro 10 toutefois se trouve un café qui en mérite le coup d’œil pour son jardin intérieur, et surtout pour sa libraire d’art au premier étage dans laquelle j’aurais pu flâner des heures. Lors de notre passage, elle proposait une expo photo « Punk in britain », avec des clichés d’artistes emblématiques de cette période (Viviane Westwood, Siouxsie Sioux, Billy Idol, Sex Pistols, …)

Bosco Verticale

Toujours pas très loin de la Piazza Gae Aulenti se trouve le Bosco Verticale : deux tours résidentielles dont les terrasses sont emplies d’arbres, formant une forêt verticale. Un bel exemple d’insertion de nature dans le paysage urbain, j’aurais aimé pouvoir y entrer et voir l’effet d’une terrasse au 18ème étage entourée d’arbres.

Galerie Vittorio Emanuele II

Galerie Vittorio Emanuele II

Plus proche du centre, difficile de passer à côté de la Galerie Vittorio Emanuele II, juste à côté de la cathédrale : une immense galerie commerciale baroquee sous une verrière des plus impressionnantes. Le passage en vaut le coup, même s’il est bien difficile d’envisager y faire ses emplettes chez Versace.

L.O.V.E. - Maurizio Cattelan

Sur la Piazza degli Affari se trouve la sculpture L.O.V.E. de Maurizio Cattelan, un poing aux doigts coupés à l’exception d’un immense doigt d’honneur dressé vers la Bourse de la ville. Le message y est libre d’interprétation…

Navigli

Alcohol

Gin

Aperitivo

Tongs

Enfin, le Navigli est le quartier branché où prendre un verre le soir ; nous avons eu grand plaisir à y flâner, à discuter en longeant les canaux dans l’ambiance chaleureuse des aperitivo Milanais. Qu’est-ce que c’est ? Imaginez la version 2.0 d’un apéritif : vous payez un verre, et vous pouvez vous servir gratuitement à un buffet proposant des grignotages salés pour l’accompagner. Nous avons ainsi passé la soirée au bar Tongs (Via Vigevano 19), aux cocktails excellents et accompagnements salés tout autant satisfaisants ; une bonne adresse qui s’est vite retrouvée archi pleine.

Si les cocktails ne sont pas votre tasse de thé (d’alcool ?), testez au moins un Prosecco, vin blanc pétillant typique dont la finesse m’a agréablement surprise. Je l’ai dégusté à Il Ristorante (Via Privata Fratelli Gabba 7/b), restau-bar-hôtel plutôt chic mais à la terrasse agréable, et proposant de fameux plateaux de charcuterie / mozzarella typiques du pays.

Pizza AmaMi

Un séjour en Italie ne peut se passer de pizza, en trouver une à la hauteur de nos espérances était pour le moins compliqué. Nous avons fui les attrape-touristes ainsi que les pâtes épaisses pour nous retrouver chez AmaMi Ristorante (Via Amerigo Vespucci, 1) où nous avons dégusté d’authentiques pizzas milanaises à pâte fine qui furent simplement les meilleures pizzas de notre vie. Accompagnées d’une excellente bière locale (qui l’eut cru !), la 32 Admiral.

Bibimbap

Pour aller à l’antithèse de la cuisine locale, nous avons suivi les recommandations du web pour marcher un peu et manger coréen chez Ginmi (Via Giovanni Paisiello, 7). La déco ne paie pas de mine, le personnel parle à peine anglais, et j’y ai découvert un bibimbap (mélange de riz, viande, légumes frais et œuf) qui m’a emmenée au septième ciel.

Glace

Dernier point dessert, je n’ai pas eu l’occasion de goûter aux panzerotti, sortes de chaussons fourrés que je voulais tester en version sucrée (Luini au 16 Via Santa Radegonda en fait des fameux apparemment si l’attente ne vous fait pas peur). Je me suis rabattue sur les fameuses glaces italiennes qui se trouvent à chaque coin de rue ; par exemple celle que j’ai prise à la Pasticceria San Gregorio (dans la rue du même nom) était absolument parfaite.


Le mot de la fin

Milan était une ville que j’ai trouvée trop chaude, bruyante, bordélique et hyperactive. Fatras architectural sans aucun sens, elle était peut-être moins parfaite que ces superbes villes italiennes telles que Rome ou Florence. Mais elle était peut-être plus humaine, du coup. J’ai passé mon séjour à dévisager ses habitants, étudiant leur mode de vie si différent du mien. Dans cette capitale de la mode, j’étais fascinée par ces Italiens qui y déambulaient tirés aux quatre épingles, costar cravate gomina parfaits pour messieurs, talons de douze sur pieds impeccablement manucurés et mini robe à la coupe impeccable pour mesdames. Un raffinement qui se mélange à un goût de vivre simple, profitant de l’instant présent, parler un peu trop fort certes, mais de préférence sur une terrasse, jusqu’à une heure infinie, avec des mets et vins raffinés, et en bonne compagnie.

En rédigeant cet article, j’ai réalisé tirer de cette ville une conclusion similaire à ma visite de Bruges l’an dernier. J’aurais pu très facilement m’arrêter à mes premières impressions négatives, à mon manque d’intérêt pour la culture italienne et ma vision réductrice du pays, me cramponnant à mes préjugés fermement établis depuis l’enfance. Il m’est clair que l’Italie reste un pays que j’ai du mal à apprivoiser et dont je ne tomberai jamais amoureuse ; il ne tient qu’à moi néanmoins de chercher à y dénicher des visites qui me parlent, de dépasser mes idées reçues pour accepter de me laisser surprendre par certaines découvertes. J’en suis rentrée riche de nouvelles expériences, ravivant les braises de mon goût de voyager.

J’en rentre enfin avec le souvenir vif d’une soirée unique, gravé dans ma chair à jamais. Mettant directement en application ma conclusion d’il y a un an sur les voyages : « c’est aussi un peu de moi que j’y trouve ».

Eliness tatouage

Eliness, toits de la Cathédrale de Milan