Interview – Rivi

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Son nom est Rivi. Je n’aurais jamais entendu parler d’elle si je n’avais pas été intriguée par la miniature de son premier clip autoréalisé, AMMO, attirant mon clic parmi d’autres suggestions YouTube. Moins d’une minute d’écoute de sa chanson, et j’étais déjà complètement subjuguée.

Rivi – AMMO

Toute aussi mystérieuse qu’envoûtante, Rivi partage ses inspirations et son travail sur Instagram et Tumblr. Plus j’explorais ses archives, plus je devenais fascinée par ses influences et son travail. Son univers faisait tellement echo à mes propres aspirations esthétiques que j’avais un million de questions à lui poser : qui était-elle, et comment travaillait-elle ?

Comme le dit le dicton, « Si tu n’oses jamais demander, la réponse sera toujours non… » J’ai contacté Rivi dans l’espoir qu’elle soit ouverte à discuter avec moi. C’était comme jeter une bouteille à la mer, qu’elle a recueillie avec la plus grande bienveillance. Ceci n’est pas un de mes articles habituels. Ceci est un interview.

Eliness : Comment te présenterais-tu, ainsi que ton travail, à des personnes qui n’ont absolument aucune idée de qui tu es ni de ce que tu fais, telles que celles lisant cet interview ?

Rivi : (Je vais essayer de répondre aussi simplement que possible.)

Il y a une partie de moi qui trouve difficile de me définir ou décrire en tant qu’ « artiste », à cause du nombre de fois (et de manières) où cette description précise a été utilisée, légitimement et à tort. MAIS. Néanmoins. Mon nom est Rivi, et je suis une chanteuse/artiste basée à Los Angeles.

En lisant certains de tes propres essais, je suis devenue fascinée par la façon que tu as d’utiliser différentes formes d’art pour explorer différents aspects de ta propre identité. Comment l’art t’aide-t-il à définir (ou à raffiner ?) qui tu es ?

Il peut t’arriver parfois de te retrouver dans une certaine situation où tu t’attendais à quelque chose, et où d’un coup le plan d’action change totalement pour toi. C’est ce que je vis quotidiennement. Le « monde de l’art », faute de trouver une meilleure expression, m’a projetée dans les plus hautes lumières comme les plus sombres profondeurs que j’ai jamais connues.

Te pousser constamment à traverser de telles situations te force presque à voir ce dont tu es fait. Grâce à tous ces détours et virages, j’ai été capable de réaliser quel était mon spectre personnel (jusqu’ici). Et j’ai toujours l’impression de ne pas avoir atteint mon apogée. C’est-à-dire cet instant « Eureka » à la Einstein : le point culminant de ma personne. Et je suis vraiment impatiente d’atteindre ce moment. C’est ce que je vise (« l’aboutissement »).

En attendant, l’art est en fait un de mes plus gros défis dans la vie. Ce n’est ceci dit pas la seule chose qui m’a permis d’être accomplie. Des expériences qui n’ont rien à voir avec l’art mais de simples moments de vie – imaginés comme réels – m’ont aussi révélé des morceaux de qui je suis et ce dont je veux faire partie. Je sais désormais ce que je veux. Je sais désormais qui je suis. Atteindre un point où l’on peut dire « Je veux être moi-même » est une forme d’accomplissement dans la vie.

Il est tout de même évident qu’une grande partie de cela est du à l’art et aux personnes que j’ai rencontrées par ce biais également. L’art peut représenter un grand nombre de choses, mais pour moi, il s’agit à la fois de chaos et de grâce : ce mariage tumultueux définit, raffine, détruit et reconstruit qui je suis à chaque instant.

Au départ tu étais danseuse, puis tu es devenue modèle, ce que tu considères comme « danser dans une image fixe ». Comment ces deux disciplines ont-elles impacté ton image corporelle et ta confiance en toi ?

Je n’ai jamais été une danseuse de formation, je tiens à le préciser. Les danseurs professionnels traversent un véritable enfer que j’ai à peine tâté du pied, et jamais réellement vécu. Pouvoir s’autoproclamer danseur est quelque chose pour lequel tu dois travailler. C’est énorme. C’est comme quand un athlète se définit en tant qu’athlète.

J’ai l’âme et les capacités d’un danseur, j’ai simplement réalisé cela trop tard dans mon existence, hélas. De plus, mon parcours m’a entraînée dans beaucoup de choses loin de la danse. Mais maintenant elle est revenue dans ma vie, grâce à la musique et à la photo. J’en ferai peut-être un jour l’expérience à un niveau professionnel (et vivrai enfin cet enfer de la danse de plein fouet *rit*).

Il y a un certain pouvoir caché dans le mouvement. Une fois que tu es consciente de ton corps, tu fais immédiatement le lien avec la manière dont tu te tiens physiquement et mentalement. C’est sans aucun doute une forme de confiance en toi qui fonctionne dans l’autre sens. Parce que c’est à sa manière une forme de rébellion. Quand tu prends le temps de réaliser et d’accepter le corps dans lequel tu es, sans arrogance, et que tu es capable de puiser dans cet amour de toi, ça se voit à l’extérieur. Et il est possible de ne pas le faire de manière prétentieuse ni complaisante. Tu as le droit d’aimer l’âme et le corps qui sont les tiens.

Néanmoins, si ça commence à t’obséder, c’est là que tu t’emprisonnes si tu vois ce que je veux dire. N’oublie jamais que Narcisse s’est noyé dans son propre reflet. Tu dois absolument éviter cela ! Être trop conscient de son propre corps et pousser cela trop loin est tellement peu attirant. Sois simplement toi-même. Trouve qui tu es. Ton corps suivra.

Dancer est une forme de liberté pour moi. Oui, ça m’aide à renforcer la confiance que j’ai dans mon corps, mais la danse m’aide surtout à briser mes tensions, à me sentir vivante, et tellement d’autres choses. Être modèle m’a fait prendre mieux conscience de mon corps et à être plus confiante en moi, que tu le croies ou non. En particulier poser pour des peintres, lorsque je suis assise ou debout dans la même pose durant 3 à 6 heures. Ça m’aide à réaliser la valeur de mon propre corps, et d’une manière assez étrange (sans vouloir paraître new-age, mais) ça m’aide à entrer en contact avec moi-même à plein de niveaux différents. Je pense que ça aide naturellement à développer une certaine confiance en soi psychologique par-dessus tout cela.

Personnellement, c’est le fait de réaliser ce dont mon esprit est capable qui aide le plus ma confiance en moi. J’avoue que j’ai plus confiance en mon esprit qu’en mon corps. Encore une fois, le corps suivra. Il est essentiel de se trouver soi-même d’abord.

Video Thumbnail

Vidéo par CB Four

« J’aime quand on me sort de ma zone de confort (peut-être est-ce justement là ma zone de confort) ». C’est ce que tu partageais dans un autre interview à propos de ton travail avec différents photographes. Je suppose que c’est ce que tu recherches dans toutes tes performances artistiques ? N’as-tu jamais peur de te perdre dans ce besoin d’être mise à l’épreuve et de pousser tes limites toujours plus loin ?

C’est là tout l’intérêt. J’ai l’impression que je me trouve moi-même bien plus lorsque je me lance dans une nouvelle expérience. J’ai des limites, mais je les cerne au fur et à mesure. Je ne suis malheureusement pas une Superwoman.

Mais à nouveau, je ne peux pas vivre sans défi. Et ça se révèle dans chaque aspect de ma vie. C’est une seconde nature pour moi. J’aime l’inconnu, ça a toujours été le cas. Je n’ai pas peur de ces nouvelles situations. C’est plutôt comme une forme de curiosité qui me rend à la fois nerveuse et enthousiaste. Si c’est de la peur, dans ce cas c’est une forme de peur positive, si tu vois ce que je veux dire. C’est une peur qui me pousse vers l’avant.

J’ai bien entendu eu mon lot de mauvaises expériences. Mais étrangement, elles m’ont fait grandir. C’est grâce à elles que je suis désormais capable de dire face à une certaine situation : « Non, je n’aime pas ça. » Elles ont énormément renforcé mon intuition, mon esprit, mon regard sur les choses. Je sais désormais ce que je suis prête à faire ou non, grâce à ces mauvaises expériences, et surtout je sais faire en sorte qu’elles ne se répètent plus. Si j’avais laissé ces expériences dans un état négatif, je ne serais pas en train de répondre à tes questions. Je ne serais pas en train de créer, etc.

Je ne pense pas pouvoir me perdre, grâce à l’harmonie que j’ai réussi à atteindre avec moi-même. Je suis très reconnaissante de cela. Je ne sais pas exactement le définir, mais je suis reconnaissante d’être capable de dire que je sais qui je suis. (J’ai également passé énormément de temps seule, je pense que ça a aussi du beaucoup jouer.)

Instagram de Rivi

Instagram de Rivi

Si je comprends bien, être modèle et être danseuse remplissent des besoins différents pour toi. Être modèle te permet d’échapper de toi-même, en jouant un personnage que tu souhaites projeter au photographe. Danser te permet de te connecter à tes propres émotions et de les exprimer de la manière la plus pure qui soit. C’est comme si tu avais trouvé une sorte d’équilibre entre ces deux moyens de t’exprimer. Tu écrivais que tu voulais faire de la musique « plus que tout au monde » : qu’est-ce que le chant ajoute de si essentiel pour toi à cette équation ?

[Les points que tu abordes sont très, très lourds.]

Je ne m’échappe plus de moi-même en étant modèle. Je le faisais au départ car je n’avais aucune idée de qui j’étais. Bien heureusement, cela a changé.

Être modèle (de mon point de vue) : vu le type de photos pour lesquelles je pose, et vu la personne que je suis, je considère que c’est plutôt une sorte d’entraînement pour moi. Mais en même temps, je ne porte pas de masque. Ce « personnage » est moi. C’est juste parfois plus intense ou exagéré à cause de la propension naturelle de la photo et la vidéo à tout intensifier. C’est là le propos même du divertissement.

Mais je ne fais pas semblant. Toutes les émotions, et tout ce que ces photos peuvent te faire ressentir, c’est réel. C’est en moi. Étrangement, beaucoup de personnes m’ont demandé si je pouvais jouer en tant qu’actrice. Pour être honnête, je n’en ai pas la moindre idée. Parce que je ne joue pas lorsque je fais une séance photo. Je déteste l’admettre, mais si j’ai l’air intense ou triste, c’est que je suis intense ou triste. *rit un peu* Et je ne me définirais pas comme étant une modèle. Tant que je n’obtiens pas un jour le feu vert de Naomi Campbell ou Shalom Harlow, je ne m’octroierai pas un tel titre.

La manière dont tu as décrit ma connexion avec la danse est parfaitement formulée. Je n’aurais pu le dire mieux, parce que je n’ai pas les mots pour expliquer ce que je ressens lorsque je danse (je crois que les mots ne sont pas assez forts pour décrire des émotions). Je dois trouver cet équilibre non seulement pour mon travail, mais pour moi-même également. J’adore ce dont le corps est capable. Et la façon dont il interagit avec l’esprit. Qui n’aime pas un tel équilibre ? (Et le trouver également.)

Je suis encore en train d’essayer de formuler comment le chant relie tout ce bazar. *rit* Chanter est si personnel. Le chant était pour moi cette révélation, « c’est ça ! », tu vois ? Je connais une danseuse professionnelle qui s’appelle LaLa, elle a été le déclencheur insistant qui m’a tournée vers la musique. Chanter/La musique est le lien manquant. C’est ce qui complète tout ce que je fais, tout qui fonctionne grâce à cela en un seul bloc.

Et puis, il y a la capacité de mettre des images sur la musique, c’est comme si j’avais enfin trouvé ma raison d’être. Je pense que c’est pour cela que la musique et le chant ont un tel impact sur moi. C’est un petit ruban de satin dans ma vie qui relie tout ensemble. Et je n’en suis qu’au début.

Rivi par William Mathieu

Photo par William Mathieu

Qu’est-ce qui t’a fait te lancer et réaliser tes premières chansons ? À quels nouveaux défis es-tu confrontée en chantant ?

Je déteste paraître un tel cliché d’artiste, je déteste cela, mais il y a un un moment spécifique dans ma vie où j’ai cru que j’avais tout perdu. De mes amis à mes moyens financiers et tout le reste : c’était un point tournant de ma vie où être aussi bas m’a catapultée dans la nécessité de prendre de rudes décisions. Et ce choix fort était la musique. Et tout va bien depuis ce moment horrible.

La perte, tout ce qui est charnel, la solitude, les défis, la beauté, etc… Ce sont les choses au sujet desquelles j’écris. C’est ce que je connais et ce que j’ai vécu. À nouveau, je ne fais pas semblant. Je n’écris pas de chansons d’amour car je ne suis jamais tombée amoureuse. Je pense qu’il serait hypocrite de parler d’amour d’une manière romantique alors que je n’ai (pas encore) vécu un tel sentiment. Mais grâce à toutes les difficultés que j’ai vécues, et étant l’enfant unique un peu décalé que je suis, je suis constamment embrouillée et inspirée. Toujours. Et… Cela m’aide à écrire de la musique, à faire des vidéos, et toutes ces choses étranges mais bénéfiques.

La vie est un défi pour moi *rit*. Vivre est en soi-même une sorte de combat. Chanter est surtout un remède, mais je pense que les défis résident dans l’idée de réussir. Réussir, ce qui veut dire atteindre un niveau où je peux travailler avec des personnes comme Lana Del Rey ou FKA Twigs. C’est difficile. La musique est un monde très sombre, aussi beau qu’il puisse paraître. Mais je laisse les doutes très, très loin de moi. C’est sans aucun doute un nouveau chapitre de ma vie. Et, je l’espère, pas juste un nouveau chapitre, mais le reste de la vie que je rêve d’avoir.

Ma citation préférée est de Diana Vreeland, et dit : « Il faut offrir aux gens ce qu’ils veulent sans le savoir ». Et c’est tout ce que je veux faire (par la musique et les vidéos associées).

Maintenant que tu t’es mise à la musique et que tu sors des chansons, est-ce que ça t’apporte l’accomplissement que tu recherchais ? Tu as déjà une nouvelle chanson sur les rails, à quoi peut-on s’attendre de Rivi ?

Je ne suis définitivement pas satisfaite *rit* parce que je travaille à atteindre un certain niveau dont je suis encore très loin. Tout du moins, c’est ce que je ressens. Mais malheureusement, c’est ce que je dois ressentir pour continuer à laborieusement aller de l’avant. J’espère juste qu’avec le temps, ça sera 5 % plus facile, haha.

Ça le sera. Et puis, il y a une satisfaction certaine d’être enfin capable de faire de la musique. Et de réaliser des clips vidéo moi-même. C’est un immense bonheur de boucler un clip. De se relâcher et de soupirer : « Je l’ai fait. Je peux fêter cela. Et maintenant, j’attaque la suivante. »

En outre, le producteur d’« AMMO » et de mes prochaines chansons (TK the Legend) comprend mon son. C’est quelque chose de très important, que quelqu’un puisse comprendre d’où tu viens dans ta musique et également dans ta tête. Je suis très chanceuse d’avoir croisé sa route.

Pour le prochain clip : pense au Scorpion et aux Poissons – et attends-toi à beaucoup d’eau.

S’il-te-plaît, prouve-moi que tu es tout autant humaine que nous tous : peux-tu mentionner quelque chose pour laquelle tu es absolument nulle ?

Je suis définitivement une personne humaine en tant que telle, je t’assure. Même si je préférerais être un chat ou un truc du genre. Je suis archi nulle en maths. En sciences. Aux fourneaux. Et je ne suis pas vraiment la meilleure des personnes à inviter à des dîners de famille. Aussi, je ne bois pas ni ne prends de drogues, je suppose que ça peut paraître ennuyant pour certaines personnes.

Ressens-tu parfois de l’insécurité à propos de ce que tu crées ? Que te dit ce sentiment, et comment le gères-tu ?

L’insécurité est un sujet compliqué. Je manque de confiance dans la manière dont notre société est construite. Dans le fait qu’il est automatiquement dix fois plus difficile de réussir pour quelqu’un dans ma situation. Parce que tout est saturé maintenant. Aujourd’hui tout le monde est un artiste, tout le monde est un entrepreneur. Il est temps d’être un peu niais, mais comme beaucoup de grandes personnes l’ont dit : « Personne ne peut imiter ce que tu es. » C’est ce que je me dis. Mais… Mon insécurité est avant tout sociétale.

J’aime également utiliser les insécurités et les retourner. J’ai envie de rendre l’acné séduisant. J’ai envie de mettre en valeur des ados qui portent des aides auditives. J’ai envie de rendre attirant tout ce qui a été qualifié de peu flatteur ou peu séduisant. Je veux pouvoir rire des médias, et c’est ce que je ferai. Ça sera un peu plus difficile pour moi d’arriver où je veux aller. Mais j’y arriverai. Se prendre des bleus qui ont du sens est cool, de toute façon.

Je n’ai pas de vices à proprement parler donc je dois gérer mes « émotions » tout le temps. Je choisis constamment de faire face à mes doutes et insécurités, aussi je n’ai pas d’autre choix que de les considérer, les accepter, et les dépasser. En me relisant, ça me fait paraitre comme quelqu’un de très positif, mais ce n’est vraiment pas cela. Je le dois. J’en ai besoin. C’est la seule manière dont je peux te décrire comment je gère mes sentiments.

Rivi par James Mountford

Photo par James Mountford

Penses-tu que de nos jours, un artiste ne peut éviter de dédier une partie de son temps à promouvoir son travail sur les réseaux sociaux, pour se connecter à son public ? Quel est ton point de vue à ce sujet, et à quel point les réseaux sociaux sont-ils importants pour toi et ton travail ?

Les réseaux sociaux sont une forme de publicité. Ce sont des plateformes. Et c’est ainsi que je les considère. C’est littéralement la manière moderne de faire de la publicité. Donc oui, c’est nécessaire. C’est une nouvelle vitrine. C’est un nouveau connecteur. Et en toute honnêteté, je suis extrêmement reconnaissante qu’ils existent, parce que je suis une sacrée introvertie, et qu’ils m’ont énormément aidée. Maintenant, la manière dont les autres veulent s’en servir : c’est leur problème/choix.

Encore une fois, c’est la saturation qui rend les choses difficiles et étranges. Mais puisqu’on parle d’un sujet en particulier, « la promotion artistique », ça peut être totalement positif. Il ne faut simplement pas trop s’y empêtrer. Tout comme il ne faudrait jamais trop s’embourber dans quoique ce soit.

Tu es ma dernière révélation artistique en date, ce qui m’a donné envie de partager ton travail à mes lecteurs. Quel était le dernier artiste à t’avoir profondément impactée, et dont tu aimerais présenter le travail à d’autres personnes ?

Je suis toujours, constamment inspirée par les gens, qu’ils soient des artistes professionnels ou la femme qui chante à propos des churros qu’elle vend dans le parc à côté de chez moi.

Mais.

J’ai tendance à être inspirée par des situations concrètes plus que par certaines personnes. Toutefois, les œuvres qui m’ont impactée récemment sont les chansons de Nicole Dollanganger et le film Lost River réalisé par Ryan Gosling. Mes influences majeures ont été et seront toujours : Massive Attack, Bjork, Audrey Hepburn, Chris Corner, Mike Patton, Mark Lanegan, Nirvana, PJ Harvey, Stoya, Shalom Harlow, Lars Von Trier, Sofia Coppola, Matthew Barney, les fleurs, la sensualité, et la Russie/les Russes. Ces noms, personnes et choses sont l’essence de ce qui m’influence le plus. (Et beaucoup d’autres choses.)

Les artistes et personnes que j’aimerais partager (découverts plus ou moins récemment) sont :

  1. Berlinde de Bruyckere
  2. Alexander Tinei 
  3. Nikolay Tolmachev
  4. Jesse Draxler
  5. Blake Neubert
  6. Militants favoris : Oxana Shachko et Petr Pavlensky (même si Petr est plutôt considéré comme un artiste de performances)
  7. Photographes : James Mountford, Deborah Turbeville, Sonya Kydeeva, Michal Chelbin, Oleg Sever, et James Bidgood
  8. Livre : Sensual Flowers de Nobuyoshi Araki
  9. Groupes de productions pornographiques : Inside Flesh, FourChambers, et une belle âme nommée Moth. (Pour de la pornographie ancienne à couper le souffle, regarde des films de Joe Sarno.)
  10. Designer : Komakino (www.KomakinoDesign.com)
  11. Humains incroyables qui pourraient ne pas être humains : IMMA et Audrey Kitching
  12. La fille que je préfère actuellement sur Instagram : @HofMannita (Elle est juste d’une nature rare dont je suis plutôt éprise.)

Et sur mon Instagram (@riivii), je partage constamment des personnes qui impactent mon œil de façon quotidienne, dont certaines avec qui je travaille. Enfin, crédite toujours les artistes que tu croises. Ne poste jamais, jamais quoique ce soit sans mentionner son origine. Crédite toujours les artistes qui te coupent le souffle. Toujours.

Rivi (autoportraits)

Rivi (autoportraits)


Merci infiniment à Rivi pour sa gentillesse et pour avoir répondu à mes questions avec autant de sincérité. C’était une expérience magnifique que de pouvoir l’interviewer. J’ai essayé de traduire ses propos au mieux, il se peut toutefois que certaines de ses réponses se soient teintées de ma propre interprétation en passant au français. Vous pouvez lire la version originale de l’interview en anglais en cliquant ici.

Addendum (21 avril 2016) : Rivi vient de sortir son dernier morceau, Velveteen :

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