Évadons-nous

Ces dernières semaines m’ont été très éprouvantes. Heureusement que j’avais sous la main des poignées de portes vers plusieurs univers parallèles : je n’ai pas manqué une occasion de m’y évader pour me ressourcer. Je t’emmène y faire un tour ?

ARCANE

League of Legends est un jeu vidéo que j’ai déjà mentionné quelques fois sur ces pages, K m’ayant introduit à son univers il y a des années. Même si je n’y joue pas, j’aime toujours autant m’immerger dans l’effervescence des championnats du monde, jauger la démesure des cérémonies d’ouverture et ajouter leurs hymnes à mes playlists.

On pourrait certes considérer les productions dérivées du jeu comme du fan service à haut potentiel marketing, mais c’est que sa diégèse a un immense potentiel imaginaire qui ne demande qu’à être exploité. Le monde fantastique de League of Legends est gigantesque et chacun des 150+ héros qu’on peut incarner dans le jeu y a toute sa mythologie, finement tissée avec celle des autres.

Les opportunités de raconter des histoires ne manquent donc pas : le studio Riot Games avait déjà fait ses preuves de réalisation en partageant de petits courts métrages pour introduire ses nouveaux personnages. Aujourd’hui ils ont monté la barre bien plus haut en se joignant carrément à Netflix pour sortir toute une série d’animation nommée Arcane. Et c’est juste dingue comment c’est trop bien.

Arcane: Animated Series Announcement | Riot Pls: 10th Anniversary Edition - League of Legends

Là où les adaptations de jeu vidéo sont souvent des paris risqués qui tombent complètement à côté de la plaque, Arcane est une réussite somptueuse qui m’en a mis plein la gueule. L’histoire est prenante, les personnages sont attachants, la mythologie est dantesque et connaissant la richesse du matériau de départ, je suis tellement ravie de la maîtrise de son adaptation.

Inutile de connaitre quoique ce soit au jeu vidéo pour découvrir Arcane et être catapulté à pleine puissance dans son univers fantastique. On y suit différents personnages de la ville de Piltover, déchirée par sa lutte des classes – d’un côté l’aristocratie dorée art déco, de l’autre les bas fonds biomécaniques cyberpunk.

Certains héros sont des politiques corrompus en proie à des dilemmes moraux, d’autres gamins des rues sont éprouvés par des tentatives de révoltes futiles, d’autres encore, scientifiques, essayent de sauver le monde. Les antagonistes ne sont pas en reste d’origines douloureuses et motivations justifiées. Chacun avance dans ce monde divisé du mieux qu’il peut avec ses bagages, ses aspirations et ses valeurs. Ils ne sont peut-être pas tous des plus subtils mais la plupart des protagonistes sont loin d’être écrits sur du papier à cigarette – et j’apprécie notamment la mise en avant de femmes fortes et inspirantes, qui peuvent être sexy sans être sexualisées pour autant.

Ce qui me laisse sur le cul est surtout la qualité de l’animation, d’un studio français qui plus est (cocorico) – Fortiche de son petit nom que j’aurais bien du mal à contredire. L’image est merveilleuse, une peinture animée éblouissante dont chaque plan pourrait être mon nouveau fond d’écran. Les décors et le design des personnages sont hallucinants de détails, tout comme les expressions faciales et chorégraphies de combat sont captivantes de fluidité. Côté audio on n’est pas en reste, j’ai trouvé le doublage parfait de justesse et j’écoute la bande originale qui contient de nombreux poids lourds au moment même où j’écris ces mots.

Vous reprendrez bien quelques superlatifs avec ceci ? Lorsque j’ai demandé à K s’il avait quelque chose à redire à la série (alors qu’il jouait à une partie de League of Legends justement), il m’a simplement répondu un long « Euuuh… » qui voulait tout dire. La première saison d’Arcane est grandiose, et on devra prendre notre mal en patience d’attendre au moins une année pour voir la suivante…

Last Night in Soho

Samedi soir déjà bien tard, j’étais en pyjama dans la cuisine en train de faire des ramen lorsque j’ai entendu depuis le salon : « Pour demain c’est mort : la dernière séance est ce soir à 23h30, après ça le film n’est plus diffusé. » Après quelques hésitations, avance rapide à boulotter nos nouilles sur le pouce puis à traverser la ville effervescente d’étudiants qui attendaient de pouvoir entrer en boîte : nous voici blottis dans une salle quasi vide, toujours en pyjama. C’est un plaisir délicieux que d’aller au cinéma au beau milieu de la nuit et tant pis si le film prévu, Last Night in Soho, n’avait pas vraiment de quoi m’attirer.

Je déteste la trilogie Cornetto d’Edgar Wright tout comme j’ai abhorré son dernier Baby Driver. Je reconnais certes les qualités visuelles du réalisateur mais son sens de l’humour me blase profondément. J’ai toujours trouvé ses films longs, poussifs et d’un ennui mortel, ce qui fait hurler la plupart des cinéphiles d’un « Comment oses-tu ? » outré lorsque je leur partage mon opinion. Je n’attendais donc rien de son dernier film dont je n’avais même pas entendu parler et comme souvent, les surprises inattendues sont les plus délicieuses : Last Night in Soho est un film que j’ai adoré.

LAST NIGHT IN SOHO - Official Trailer 3 - Only in Cinemas October 29

Last Night in Soho était un savoureux polar fantastique aux tons de giallo italien, une immersion dans les années 60 portée par des acteurs que j’aime beaucoup. Je me suis délectée de l’atmosphère incroyable du film qui n’était pas sans me rappeler l’ambiance enivrante du McKittrick Hotel. Les fines bouches ne manqueront sûrement pas de punaiser le scénario sur ses quelques écueils et faiblesses de certains personnages, autant de défauts que j’ai à peine remarqués tant je me suis laissée emporter par la richesse visuelle de réalisation et son rythme effréné. Je ne veux pas trop en raconter, pour moi c’était un délicieux pot de glace à s’enfiler le soir après minuit au lieu d’aller se coucher (quitte à avoir du Petula Clark en tête pendant des semaines ensuite).

Downtown (Soho Version)

Sea of Thieves

Finir Black Sails a laissé un vide immense dans mon cœur et mes sources d’inspiration piratesques commençaient à tarir ; parce que je suis faible et influençable, je me suis laissée contaminer par les recommandations de la page d’accueil de Steam et j’ai acheté Sea of Thieves sur un coup de tête.

Official Sea of Thieves Gameplay Launch Trailer

Ce jeu vidéo semble au premier abord bête d’évidences. Vous êtes un pirate et parcourez les mers en enchaînant des quêtes simplistes telles que chercher un trésor, abattre un navire ennemi, livrer un colis à l’autre bout de la carte. Tout l’intérêt de Sea of Thieves se révèle dans son aspect multijoueur : vous pouvez recruter d’autres pirates dans votre équipage, et vous partagez la carte avec d’autres joueurs inconnus qui pourront soit s’allier à vous, soit plomber votre navire de boulets de canon pour récupérer vos richesses.

N’ayant que peu d’amis dont la plupart ne sont pas joueurs, je me suis mise à Sea of Thieves en solo – terrorisée sur mon petit radeau de croiser un immense galion qui ne manquerait pas de me couler sec pour voler mes trésors durement gagnés. Tout en faisant mes premières missions aux quatre coins de la carte, je me suis longuement émerveillée des graphismes du jeu, certes très cartoon mais souvent magnifiques, mention spéciale aux rendus de l’océan et de la météo par tous les temps. Et puis j’ai rencontré mon premier autre joueur pirate sur une île que je croyais déserte.

J’ai dégainé mon épée face à cet ennemi qui ne manquerait pas de me dégommer – il a dégainé en retour son accordéon pour pousser la chanson, avant de m’envoyer plusieurs messages dans une langue incompréhensible. Nous en sommes alors revenus à une forme de langage universel du jeu vidéo : son avatar s’est mis à sauter devant moi jusqu’à ce que je saute sur place en retour (It’s the little things.) Il a finalement déposé un trésor à mes pieds avant de me faire un signe de main, retourner à son bateau et lever les voiles ; j’en étais bouche bée d’incrédulité.

Je peux enfin assouvir mon fantasme de jouer de la vielle à roue. Elle est pas belle, mon Hildette des mers ?

Je me méfie des jeux multijoueurs dont l’attitude hyper compétitive des autres participants ruine souvent mon expérience, et je n’ose généralement pas allumer mon micro – trop marquée d’anciennes sessions d’insultes lorsque ma voix dévoilait mon genre. Même si je me fais régulièrement couler mon bateau par des équipages bien plus aguerris, la plupart des rencontres que je fais sur Sea of Thieves sont incroyablement bienveillantes (quelqu’un saurait-il traduire wholesome en français ?)

J’ai passé plusieurs soirées de la semaine dernière à accompagner de petits groupes d’inconnus sur ces mers virtuelles pour des chasses au trésor et autres batailles navales, ne voyant pas l’heure tourner tandis que nous jouions des chants marins sur le pont de notre trois mâts qui filait au vent. Je me sens honteuse d’avouer que ça a un peu soulagé ma solitude en me rendant quelques onces de foi en l’humanité.

Le point culminant de mon expérience a été ma rencontre avec Martin. Engaillardie par l’état d’esprit plutôt bienveillant de cette communauté, j’ai laissé le jeu me regrouper avec d’autres joueurs pour former un équipage aléatoire. Je me suis retrouvée sur un petit bateau avec ce jeune homme qui s’est présenté très poliment via micro : il s’appelait Martin et il avait onze ans, un merveilleux accent anglais, et avait le droit de jouer jusqu’à 21h. Lorsque je lui ai avoué débuter dans le jeu, il s’est pris pour mission de m’enseigner tout ce qu’il connaissait.

Martin m’a escortée dans chacune de mes quêtes en insistant que je ne devais pas m’inquiéter, qu’il me protégerait contre les squelettes ennemis. Il m’a prévenue que beaucoup de joueurs étaient des idiots mais qu’heureusement, on tombait parfois sur des gens gentils. Il m’a appris que si je sautais en donnant un coup d’épée, je pouvais nager plus loin et plus vite. Il m’a enfin montré en éclatant de rire qu’il pouvait me vomir dessus si son pirate buvait trop de rhum.

J’ai passé une heure avec le sourire aux lèvres de jouer avec un gosse que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam, avant qu’il conclue notre session par un « It was nice meeting you, I have to go now I still need to take a shower. Go’byye, enjoy the game! » Martin, tu n’as pas idée à quel point tu as illuminé ma semaine.

Autres portails dimensionnels

J’ai repris l’habitude de toujours trimballer un livre dans mon sac. Je le dégaine désormais à la plupart de mes pauses de midi, prétextant à mes collègues l’impossibilité de discuter convenablement alors que nos tables à la cantine sont entourées de parois en plastique anti Covid. Cette excuse de ne plus subir le traditionnel small talk de déjeuner m’a ouvert une délicieuse porte de ressourcement dans ma journée, m’autorisant à dévorer les chapitres et à m’évader une demi-heure du stress quotidien. Certaines personnes dans les couloirs m’identifient désormais comme « celle qui lit », me demandant au détour d’un café quel est mon bouquin en cours ou si j’ai quelque chose à leur recommander. Ça me fait tellement de bien de renouer ainsi avec mon identité de lectrice.

Ces temps-ci j’ai besoin de m’immerger dans des gros pavés, des bouquins qui font plusieurs centaines de pages et qui m’embarquent très loin pendant longtemps. C’est ainsi que j’ai terminé il y peu L’arbre-monde de Richard Powers, un beau bébé de 700 pages que j’ai hélas détesté (désolée, Pep). Son intrigue était pourtant prometteuse et j’en ai lu de nombreuses critiques positives – mais rien à faire, j’avais l’impression de lire un Bernard Werber mal traduit qui m’aurait peut-être enchantée quand j’avais quatorze ans, mais qui m’a fait rouler les yeux par ses lignes narratives dessinées au tractopelle et la naïveté de sa poésie écolopolitique. J’ai fermé sa quatrième de couverture avec un immense soupir d’exaspération, ayant eu l’impression d’avoir perdu un mois de lecture et décidant immédiatement de céder mon exemplaire à une boîte à livres dans l’espoir que quelqu’un d’autre pourra lui donner davantage d’amour.

Craignant réitérer l’expérience, je me suis laissée convaincre par K d’essayer un autre pavé du double du poids dont il a hérité il y a peu et dont il ne tarit pas d’éloges. C’est ainsi qu’il m’a refilé son exemplaire corné et meurtri de Gagner la guerre que je l’ai vu dévorer ces dernières semaines, tout en m’offrant une porte de sortie : « Si tu n’aimes pas le premier chapitre, tu laisses tomber. » Je soupçonne K d’avoir bien mesuré son affaire puisque le premier chapitre n’était autre qu’une épique bataille navale d’époque qui m’a complètement emportée dans un univers fantastique immense et une intelligence d’écriture incroyablement maîtrisés. J’ai dévoré le quart du bouquin ce dimanche matin, j’avoue avoir eu le plus grand mal à le reposer pour me mettre à ce quinzomadaire, je me réjouis des prochaines semaines en sa compagnie et j’appréhende déjà le moment où je l’aurai fini.

Pour conclure rapidement ce tour d’horizon de mes échappées médiatiques actuelles : côté musique, je suis toujours sous l’emprise des boucles répétitives cyrilliques incompréhensibles coincées dans l’esthétique des années 90 et je crois qu’il va falloir nous laisser entre nous parce que cette histoire d’amour est loin d’être terminée.

МЫ / WE - Зима (Official Video)

Ceci n’a aucun sens ♥

Петля Пристрастия - Груз

Ceci n’est pas Bono qui ne reprend pas du Noir Désir.

angel vox - возвращайся

Ceci n’est pas du Kavinsky.

Dolphin | Дельфин - Весна

Ceci me file un coup de blues indescriptible.

8 commentaires

  1. J’ai écouté tes boucles cyrilliques en relisant le brouillon du dossier que je présente au concours interne du Capes. La mélancolie et la nostalgie qui s’en dégagent illustraient bien mon rapport à cette classe de seconde qui me procure l’envie de tout lui donner : la poésie, les failles, la beauté, et le reste. C’était chouette et un peu trop émouvant. J’abandonne ici : le concours est trop artificiel pour que j’y relie une quelconque émotion :)

    J’ai adoré L’arbre Monde. ;) Et j’ai ajouté Arcane à ma liste : je regarderai ça le matin au réveil, dès que j’aurai fini la série docu intitulée Le règne animal.
    Quant à Gagner la guerre… Mon dieu quelle claque, c’est le genre de mec qui me fait me sentir plus bas que terre en tant qu’auteure ;) (mais enfin il fait quoi, K, avec ses bouquins, pour les mettre dans un état pareil ?!!)

    1. Je ne comprends pas vraiment pourquoi ces boucles touchent des cordes nostalgiques en moi, aussi ça me rassure de constater qu’elles ont le même effet chez d’autres !

      L’Arbre-Monde me frustre beaucoup car je n’en lis que du bien alors que j’en étais complètement désengagée et qu’avancer dans sa lecture m’était carrément pénible. Ça m’a rappelé la sensation désagréable que j’ai eue avec La vérité sur l’affaire Harry Québert (qui était bien pire que L’Arbre-Monde :p) Rien à voir avec Gagner la guerre qui semble bien plus diviser les critiques, et pourtant je te rejoins dans le camp des grosses claques littéraires – je le dévore !

      Pour répondre à ta question, cet exemplaire est au départ d’occasion donc déjà pas de prime fraîcheur, puis a été trimballé sur une longue période dans un sac à dos où il a fait une rencontre malencontreuse avec un pot de mélasse mal refermé. Je suis ébahie qu’il reste complètement lisible et qu’aucune page ne soit resté collée – moi qui aime les livres qui affichent leur vécu et qui n’ai aucun scrupule à les malmener, je ne l’en aime que d’autant plus ♥

      PS : Chapeau pour enfin franchir le pas du concours ; je me souviens que tu m’avais partagé il y a longtemps que c’était dans tes plans, je croise les doigts pour que tout se passe bien !

      1. « L’Arbre-Monde me frustre beaucoup car je n’en lis que du bien alors que j’en étais complètement désengagée et qu’avancer dans sa lecture m’était carrément pénible. »

        Bwarf, faut pas trop t’inquiéter, pour ma part ce ne sera pas la première fois que j’aimerais un livre qui déplaise, à tout hasard, à mon conjoint, qui l’aura trouvé verbeux et mal construit :P Pour ma part, je suis facilement embarquée dans les discours écolo-métaphysiques, j’ai conscience de ce qu’ils peuvent avoir de superficiel. J’ai trouvé L’arbre-monde super bien écrit quoique parfois bavard.

        hihi, j’adore les livres qui ont vécu… À condition que ce ne soient pas les miens :D Les miens, quand je corne la couverture je suis fâchée, alors si c’est TOI qui l’abîme… T’inquiètes, je ne prête plus de livres, je les offre :D

        Merci tes encouragements. À vrai dire, j’ai présenté un dossier d’admissibilité il y a deux ans, il est passé… et puis l’oral a été annulé à cause du covid et j’ai été recalée. Je croise les doigts : cette année, je vais prouver au mooooonde (enfin, au jury) que je suis une prof exceptionnelle :P

        Enfin : j’ai toujours l’intention de poursuivre notre conversation précédente sur l’autobiographie et la fiction, mais j’ai plus de cerveau. Mais je vais revenir, promis !

  2. C’est vrai qu’Arcane a l’air très beau, je ne pensais pas regarder mais tu viens de me faire changer d’avis ;-)
    Bravo d’être allée au bout d’un pavé qui ne te plaisait pas ! j’essaye de finir un livre en général moi aussi mais c’est pas toujours facile. Et j’espère que toutes ces distractions t’ont fait du bien et que tu vas mieux

    1. Tu es la troisième personne à me dire que je lui ai donné envie de regarder Arcane – j’espère vraiment que ça vous plaira :)
      J’admets avoir toujours une touche de fierté à terminer un bouquin entamé, d’autant plus lorsqu’il m’a été recommandé et que je n’en entends que du bien… Je te rejoins sur le fait que ce n’est pas toujours évident, je pense que ce qui nous fait tenir est toujours la possibilité que ça s’améliore !
      Merci pour tes souhaits, malgré des passages difficiles je retrouve doucement mes marques. Depuis toute petite, la fin de l’année m’est une période très rude. J’espère que tout va bien de ton côté, j’attends de lire des nouvelles de tes travaux sur ton blog :)

      1. Alors j’espère que tu passeras cette fin d’année aussi bien que possible… les travaux sont pour l’instant un peu en stand by (malheureusement le porte-monnaie ne se remplit pas aussi vite) mais on fait quand même des petites choses à droite à gauche. Je te dirais pour Arcane, là on regarde Anna, une série italienne post-apocalyptique dispo sur Arte, une histoire d’épidémie… tournée juste avant le début du covid

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