Et maintenant ?

Il y avait beaucoup trop de directions différentes dans lesquelles pouvaient partir ce billet. Comme si l’absence des mots de ces dernières semaines devait être rattrapée. Le trouble réside dans le besoin de m’affranchir de la lourdeur de certaines réflexions qui habitent ces pages, et d’évoluer vers une forme de détachement. J’essaye de m’ancrer à ces précieux instants qui me rappellent à la réalité et me protègent contre mes démons passés. Je m’effondre encore souvent face à eux, mais j’aimerais ne plus leur accorder tant de place dans mes écrits ; j’apprends à les canaliser par d’autres moyens. Mes tocs d’écriture autophagiques font peu à peu place à un vide que je ne sais pas encore vraiment comment remplir : quelque chose change dans ma perception du monde, et cela se reflète sur ce blog. Qu’importe ? Je n’ai su choisir quel sujet privilégier aujourd’hui tant ils étaient savoureux de désinvolture, alors voici en déversoir désorganisé tous mes trésors de ces dernières semaines.

Life begins each morning (with books)

Aleks et Seb sont venus découvrir notre nouvelle région d’accueil il y a quelques semaines, passant un weekend à vadrouiller châteaux, musées, vignes et forêts – et à discuter, surtout, du matin au soir, je suis toujours émerveillée par l’intensité de ce flux d’échanges qui semble ne jamais se tarir à chaque fois qu’on se retrouve.

Parmi les nombreux enseignements de ces discussions que je suis encore en train de digérer, il y a celui d’apprendre à me réapproprier mon temps libre. Je devais sans doute me plaindre une énième fois de mon incapacité à me consacrer à toutes ces activités qui me tiennent à cœur, mais pour lesquelles je n’ai plus d’énergie à accorder le soir après le boulot. Aleks – considère la longueur de ce présent billet fourre-tout comme un hommage à feu ton blog – m’a alors partagé le secret qui a transformé son quotidien et qui pourrait m’aider à résoudre ce dilemme : déplacer mes heures libres au petit matin. Puisque je suis si fatiguée le soir que je ne fais que me zombifier devant les écrans, pourquoi ne pas me coucher plus tôt et m’accorder le matin une heure d’énergie supplémentaire ?

J’essaie désormais de décaler ma nuit pour pouvoir me lever à l’aube, et c’est devenu un plaisir délicieux que de savourer mon premier café blottie sur le canapé du bureau avec une bonne couverture et un livre, à savourer la chaleur du soleil qui se lève à la fenêtre. Cela fait des années que je culpabilise de ne plus trouver le temps de lire ; « le temps ne se trouve pas, il se prend » comme on me l’a rappelé encore récemment. Ces dernières semaines, j’ai englouti plusieurs ouvrages avec une facilité déconcertante, rien qu’en y accordant la place que je tiens à leur donner dans mon quotidien. Quoi de plus fort que de commencer la journée en y plaçant en priorité un moment rien qu’à moi, que je dédie à quelque chose qui m’est important ?

Je suis tombée l’autre jour sur un véritable bijou de librairie indépendante, nichée dans un recoin de Lausanne telle un petit trésor. J’y suis déjà retournée à plusieurs reprises, en sortant à chaque fois avec un bouquin sous le bras. La première, c’était un recueil de photographies posé sur un coin de table dont la couverture m’a magnétiquement attirée. En feuilletant ses pages, j’ai y la surprise de beaucoup m’y reconnaître. J’ai aimé cette rencontre hasardeuse.

Quelques jours plus tard, j’y suis retournée pour acheter ce gros pavé à la reliure calligraphiée que j’avais reposé la première fois, mais qui me trottait dans la tête depuis. Le roman de plus de 800 pages m’intimidait pourtant – je me connais, question littérature, à avoir les yeux plus gros que le ventre. Toutefois, il m’avait suffi de lire le petit texte de sa tranche pour que la voix de la raison ne suffise plus. Le vendeur a fortement validé mon choix en le plaçant parmi les plus hauts de la littérature américaine, entre Selby Jr. et Bukowski – ça devrait te plaire, K ! Maintenant que je me suis remise à lire, le plaisir d’acheter impulsivement des ouvrages qui m’attirent par leur couverture n’en est que démultiplié, libéré de la culpabilité de les stocker dans ma bibliothèque sans jamais les ouvrir. J’en ai une bonne pelletée à rattraper, et j’ai aussi tout mon temps désormais pour peu que l’habitude persiste. Espérons que ça dure !

I can’t just kick off my shoes and walk the earth or whatever ?

« Viens, on sort, juste faire un tour dans la forêt ! » Alors qu’une grande partie du samedi avait été dédiée à larver dans le canapé, il n’a suffi que de cette invitation pour enfiler une vieille robe et mes fidèles Docs, attraper l’appareil photo et glisser deux bières dans un sac. Juste à côté de chez nous, il y a ce circuit en forêt qu’on connaît bien maintenant, qui mène jusqu’à une petite cascade. J’avais les cheveux en bataille et l’impression de sortir du lit ; pourtant il faisait si bon que je n’ai pas résisté à l’envie de tremper les gambettes dans le ruisseau, faisant ma téméraire jusqu’à ce que l’eau glacée me paralyse la plante des pieds. « Attends, bouge pas, y’a le soleil qui rayonne de tes cheveux ! » Faire de la photo un joli moment partagé, toujours dans cette timidité maladive de confronter un objectif que je ne maîtrise pas, mais réussissant à doucement desserrer les dents à grands renforts de bienveillance extérieure. Sur le chemin du retour, s’arrêter sur un banc en face des Alpes, et finir à deux ce bouquin de devinettes sur le cinéma que Thomas nous avait offert l’an passé, tout en entendant le son des cloches de vaches au loin. Ils sont là, les moments précieux qui chassent les idées noires.

Hang me up on your wall, above the coal fire

L’appartement nous ressemble de plus en plus, et après l’installation des meubles essentiels arrive le stade de la déco aux murs. Les différentes lithographies qui étaient stockées en rouleaux depuis des lustres trouvent enfin des cadres dignes de ce nom, le carrelage des toilettes est recouvert de billets de concerts/sorties/cinéma/voyages, et les plantes ont trouvé leur place définitive. Prochaine étape, nous procurer un piédestal où trônera Internet, et recouvrir le mur qui l’entourera d’une mosaïque de souvenirs.

Le gros accroc du déménagement a été de constater que mon crâne de buffle, enveloppé dans du papier bulle durant des mois, dégageait une odeur nauséabonde de putréfaction avancée au déballage. Question parfum d’intérieur, on a vu mieux. J’ai demandé conseil à un expert en taxidermie (merci Internet) qui m’a indiqué que le crâne avait vraisemblablement été mal nettoyé, et que l’odeur provenait des graisses piégées dans l’os qui étaient en train de se décomposer. Pour sauver le trophée et en faire à nouveau la pièce maîtresse de mon salon, il n’y avait pas vraiment le choix : la bête devait baigner durant quelques semaines dans un bain d’ammoniaque, le plus concentré le mieux c’est.

Je passe les détails de l’impossibilité de trouver de l’ammoniaque pur en Suisse, de la galère à trouver un bac étanche assez grand, du fait que j’ai failli me brûler les poumons à respirer le produit sans masque, du challenge de trimbaler du dernier étage jusqu’à la cave un bac d’une centaine de litres rempli à ras bord. Un mois plus tard, il y avait du mieux (et la couleur de l’eau faisait effectivement peur) mais ce n’était pas encore assez. Après un minutieux nettoyage à la brosse à dents et au liquide vaisselle, c’est reparti pour quelques semaines de macération dans un mélange frais deux fois plus concentré. On ne s’ennuie pas, le weekend.

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Where the sound of thunder is

J’ai passé un autre samedi soir à mon balcon, savourant l’orage particulièrement violent qui résonnait entre les montagnes. Cette fascination m’habite depuis l’enfance, et chaque opportunité d’assister à un orage est un véritable émerveillement. Je suis particulièrement gâtée puisque le spectacle qui se déployait à même ma fenêtre a eu lieu plusieurs soirs de suite. De quoi me laisser l’opportunité de bidouiller suffisamment mon appareil photo pour enfin trouver comment capturer des éclairs en images. Pep me demandait il y a peu ce que je pensais des orages, j’espère que cette réponse le satisfait.

Big brother is no longer watching you

Si vous n’avez pas été assaillis d’emails ces derniers mois insistant que vos données personnelles étaient bien protégées sur les différents sites auxquels vous êtes inscrits : félicitations, vous vivez sans doute dans une grotte et n’êtes peut-être pas encore tout à fait devenus des produits de consommation, contrairement à la plupart d’entre nous. Cette montagne de notifications est la conséquence d’une nouvelle loi européenne imposant à tout site web de clarifier l’utilisation des données personnelles qu’il recueille. En tant que navigatrice du web, cette nouvelle me ravit ; en tant que capitaine de mon propre blog, ça se complique.

Puisque je tiens plus que tout à préserver mon identité en ligne, je me dois de balayer devant ma propre porte. Hypothermia étant un site Internet où les visiteurs peuvent laisser des marques de leur passage, j’ai du moi aussi me plier à l’exercice d’expliciter quelles étaient ces données recueillies sur le blog. Le souci ? Difficile de comprendre ce qui m’est légalement imposé et quelles mesures je dois mettre en place. Je me suis basée sur ce guide qu’a partagé kReEsTaL afin d’essayer d’y voir plus clair, et ai mis en place quelques changements adéquats.

J’ai ainsi complété la page à propos par les informations qui me paraissaient pertinentes, j’ai ajouté une case à cocher liée à la politique de confidentialité dans chaque formulaire, et j’ai supprimé la possibilité de suivre les commentaires via email (trop grande contrainte pour le moment de mettre en place un système d’accès et de résiliation, d’autant plus que cette fonction n’était à ma surprise presque jamais utilisée). Prochaine étape à laquelle je m’attellerai cette semaine, basculer tout le site en HTTPS. I have no idea what I’m doing et j’ai crainte que ça ne soit pas à 100 % conforme, mais j’espère que ça sera suffisant pour montrer patte blanche à la CNIL.

Le plus gros changement pour moi réside dans la suppression du module de statistiques d’Hypothermia. Depuis l’ouverture du blog, je peux suivre le nombre de visites quotidiennes, le nombre de clics par article, le temps moyen de parcours sur chaque page, … Je n’avais aucune idée dans quelle mesure le module que j’utilisais était compatible avec cette nouvelle loi, et aucun courage de mettre en place un autre système : il était temps de m’affranchir de cette fonctionnalité qui ne m’apportait après tout pas grand chose, tout du moins c’est ce que je croyais.

C’était un choc de réaliser à quel point j’ai hésité avant de cliquer sur le bouton « Supprimer ». Je me suis alors rendue compte que je dépendais énormément des statistiques comme filet de sécurité, m’apportant une tape approbatrice sur l’épaule lorsque les commentaires sont un peu trop déserts. J’ai beau clamer que je tiens le blog en grande partie pour moi, force m’était de constater que cette validation par les chiffres était pour le moins hypocrite. Cet inconfort ne m’a que d’autant plus poussée à effacer toute fonction de traçabilité, m’ôtant toute possibilité de connaître la fréquentation du blog. Et je me sens étrangement soulagée d’un poids énorme, comme si je m’étais un peu plus réapproprié cet espace en ne pouvant plus mesurer l’intensité des regards extérieurs. Je suis curieuse de constater comment ce changement va impacter mon rapport au blog ces prochains mois.

Video games are bad for you ? That’s what they said about rock-n-roll

K a reçu une PlayStation 4 pour son anniversaire, et soyons honnêtes : je suis la principale personne à m’en servir. Ces derniers mois j’ai boulotté Final Fantasy XV, et j’ai attaqué il y a peu Horizon:Zero Dawn qui est en train de suivre la même trajectoire chronophage. J’avais prévu de rédiger un petit paragraphe illustré sur chacun de ces jeux, mais je viens d’apprendre une nouvelle qui mériterait un article à elle toute seule si je n’étais pas aussi excitée de la partager dès à présent.

En effet, je rédige ces mots tout en ayant en vidéo de fond la rediffusion des conférences de l’E3, le plus grand salon annuel de jeux vidéo au monde qui a lieu en ce moment même, et durant lequel sont annoncés la plupart des gros hits des années à venir. Et à l’instant, je viens d’apprendre une annonce de taille.
https://www.youtube.com/watch?v=P99qJGrPNLs
Cela fait depuis 2013 que je suis hantée par ce trailer de Cyberpunk2077, ce jeu mythique annoncé par les créateurs de The Witcher 3, et dont la seule information disponible était la vidéo ci-dessus. Après des années de silence, j’avais fini par me résigner à ne plus en attendre de nouvelles, envisageant que le projet avait été abandonné. Hier soir, en clôture de la conférence Microsoft, j’ai piaillé en reconnaissant le logo du jeu à l’écran, et je sautais sur place en regardant cette nouvelle bande-annonce. Cinq ans plus tard, enfin. Il était temps. Et la hype est toujours aussi immense.

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Edit de dernière minute : Bethesda vient d’annoncer the Elder Scrolls VI, je suis au septième ciel vidéoludique !

Live music is the cure for what ails ya

Il est minuit passé, autrement dit je sens que l’heure de lecture de demain sera remplacée par une extension de sommeil ; ce format d’article, tout autant qu’il me plait, est un véritable gouffre de temps ! Last but not least, sans pour autant dévoiler le programme de mes prochaines vadrouilles, je tiens à finir sur une note musicale en annonçant que le mois de juillet s’annonce plutôt chouette, question concerts. À bientôt pour de nouvelles aventures !

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4 commentaires

  1. J’aime beaucoup ce format d’article fleuve, ça donne un aperçu différent, une fenêtre un peu plus personnelle sur ta vie je trouve :)
    Je me demande si tu nous partageras quelques images de ton appartement, je suis terriblement curieuse de voir ce que vous avez fait de cet espace qui avait temps de potentiel !
    Les photos près de la rivière me donnent envie d’aller mettre les pieds dans l’eau, le printemps ici a été gris, lourd et humide, j’ai l’impression d’être enfermée dans une serre géante !

    • J’hésite toujours à me lancer dans ce type d’articles pèle-mêle, tout d’abord à cause de leur effet boule de neige qui m’embarque irrémédiablement dans une rédaction qui n’en finit plus (« Et je pourrais parler de ça aussi ! Ah et aussi de ça ! Et ça serait rigolo si je partageais ça ! ») – je ne compte plus les soirées bien trop avancées où j’essayais de tout boucler dans un ensemble à peu près cohérent ! D’autre part, je crains toujours d’exploser les navigateurs les plus fragiles, notamment sur mobile, tant ces articles contiennent de médias pas vraiment optimisés. Toutefois, j’aime tout comme toi le résultat qui est un peu plus brut, léger et moins homogène, aussi c’est un exercice auquel je m’adonne avec plaisir de temps en temps :)

      Je ne pense hélas pas réussir à pouvoir satisfaire ta curiosité quant à la déco de mon appartement – et pourtant je comprends tellement ton envie, moi-même adore découvrir le cocon que chacun se crée dans son propre foyer ! Toutefois il s’agit pour moi d’un espace intime où je me sens en sécurité, et je me sens trop pudique de le dévoiler. Il y a quelque chose de trop réel à le partager sur ces pages, sans trop pouvoir l’expliquer je tiens à ce que mon foyer conserve une certaine authenticité, sans devoir considérer mon intérieur comme quelque chose que je dois sublimer pour le blog. Il y a toujours un certain changement de regard sur les choses que je publie ici, et je ne veux pas que mon chez moi passe par cette transformation de perception. Peut-être y en aura-t-il ça et là quelques aperçus si je venais à partager des photos anecdotiques qui y auraient été prises, mais je ne pense pas en révéler davantage.

      Il y a quelque chose de curieusement tropical dans l’air ambiant ces dernières semaines, je t’avoue fortement apprécier la proximité de la forêt et sa rivière dans ces circonstances !

      J’en profite pour te demander, tu m’avais écrit il y a longtemps que tu hésitais à reprendre ton blog, partagée entre le plaisir de publier des articles et repoussée par la plateforme que tu utilisais et dans laquelle tu ne te reconnaissais plus. Ta réflexion sur le sujet a-t-elle évolué ?

  2. Fourre-tout comme article… ou mini-malle aux trésors, où chacun trouve un petit truc à son goût !

    Je suis admirative de ta nouvelle habitude de te lever plus tôt pour bouquiner. Comment as-tu opéré la transition ? D’un coup, en morflant au début au lever ou peu à peu en décalant l’heure du coucher ? Vu comme j’ai du mal à m’endormir le soir, j’ai du mal à imaginer…

    Tes photos animées d’orage sont splendides ! Et j’aime aussi beaucoup le ruisseau. Comment t’y prends-tu ? Tu filmes avec un trépied ? J’adorerais savoir conserver comme ça des reflets sur l’eau, des mouvements d’ombre et de feuilles…

    Et plus fondamentalement : trop bien pour ce nouvel équilibre de vie qui se dessine ! En suivre le cheminement est passionnant. (Et bizarrement, moins tu laisses les démons réflexifs s’exprimer au profit de moments de vie plus « légers », plus on a l’impression de gagner en intimité.)

    • La transition de sommeil est arrivée de façon imposée : Je me suis simplement calée sur le rythme de K qui a eu une période de travail en horaires décalés, et j’ai conservé l’habitude. Pourtant je suis loin d’être lève tôt, et je me souviens avoir ri quand Aleks m’a dit que ça allait changer quand je trouverais une activité qui vraiment me tiendrait à cœur et pour laquelle je me lèverais avec enthousiasme. Finalement… Elle avait totalement raison. Commencer la journée par ce merveilleux moment rien qu’à moi me fait me lever sans peine, moi qui traînais tant des pieds auparavant ! Par contre je n’ai aucun problème à m’endormir le soir, même tôt – donc je n’ai hélas pas de quoi te conseiller sur ce point…

      Les photos d’orage ont été prises avec un trépied – temps de pose très long oblige. Pour les vidéos, je filme à main levée et me sers d’un stabilisateur logiciel ! Le plus dur est de créer une boucle qui ne pèse pas trop lourd, donc très courte, mais pour laquelle on ne voit pas de transition entre fin et début. Ça m’amuse de plus en plus, cet aspect « photo animée » :)

      Ta remarque sur l’intimité rebondit bien sur une certaine gêne que j’ai à publier ce genre d’articles : je les trouve plus bruts, moins travaillés, et je m’y sens plus vulnérable car on touche plus à du quotidien « réel ». C’est assez intéressant d’observer la différence, et pour l’heure je jongle toujours un peu entre tous ces registres !

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