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Ce qui m’exaspère le plus au cinéma (après les jump scares) est la notion de paradoxe temporel. Il est rare qu’un film traite de voyage dans le temps sans qu’à un moment donné je fasse pause, cherchant à répéter le fil des événements au ralenti dans ma tête jusqu’à trouver le grain de sable, ce point de contradiction impossible que mon esprit n’arrive pas à accepter. Je suis pourtant loin de chercher la cohérence absolue dans toutes les œuvres que je regarde tant que leurs diégèses se maintiennent à peu près ; les paradoxes temporels font toutefois exception à la règle.

À y réfléchir de plus près, je crois que les voyages dans le temps me mettent en colère car ils ôtent tout sens aux choses. Si chaque instant peut être effacé ou modifié, cela signifie qu’aucune action n’a de valeur ni de conséquence. Rien ne compte vraiment puisque tout peut être inversé comme par magie. Et je lutte déjà assez avec la question du sens de mon existence sans devoir remettre en question celui des instants passés, dont l’immuabilité permanente me rassure ; il y a au moins cela d’acquis.

Dark

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En cherchant à définir précisément ce qu’est un paradoxe temporel, je suis tombée sur ce post de blog qui m’a permis de comprendre le concept de boucle causale, et deux paradoxes qui en sont dérivés (assurez-vous d’être bien réveillé et lisez lentement) :

La boucle causale : Je voyage dans le passé. J’y rencontre Paul. En discutant avec Paul, il me donne l’idée de fabriquer une machine à voyager dans le temps. Qui me permet de voyager dans le passé. Et de rencontrer Paul. Qui me donne l’idée… La boucle causale provoque la même prise de tête que l’œuf et la poule : quel a été le premier événement déclencheur de tous les autres ?

Le paradoxe de prédestination : Un accident de la route tue quelqu’un qui m’est cher. Je voyage dans le passé pour empêcher cet accident. Une fois sur place, je traverse un passage piéton, ce qui force une voiture à s’arrêter. Impatient, le conducteur compense le temps perdu en grillant un feu rouge au carrefour suivant. Provoquant l’accident que j’essayais justement d’éviter.

Le paradoxe du grand-père : Je voyage dans le passé pour tuer mon grand-père. Qui du coup ne peut pas avoir d’enfants. Mes parents n’ont ainsi jamais existé. Je ne suis donc jamais née. Et donc je n’aurais jamais pu voyager dans le temps pour tuer mon grand père. Qui est donc toujours vivant, et de ce fait moi aussi. Je peux alors remonter dans le temps pour le tuer. Et ainsi de suite…

Dark

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Ces mindfucks difficilement évitables font que le voyage dans le temps est à mon sens un sujet incroyablement périlleux à traiter dans toute œuvre de fiction (ce n’est pas pour rien que j’ai complètement occulté dans mon souvenir de nombreuses saisons de LOST, rendez-moi toutes ces heures de ma vie…) Le piège est de considérer que le temps se déroule de façon dynamique, autrement dit que le fait de modifier des événements passés va changer les événements futurs (coucou Retour vers le futur, je te déteste).

Une solution en apparence intelligente est d’utiliser une ligne de temps fixe : peu importe la façon dont on modifie le passé, les événements futurs resteront les mêmes. Par exemple dans le paradoxe de prédestination, si je parviens d’une façon ou d’une autre à empêcher l’accident, la personne que je cherche à sauver va mourir par un autre moyen. Le futur reste ainsi en apparence inchangé, et donc le paradoxe n’a pas lieu d’être. Ou presque : l’événement sur lequel je me concentre reste le même, mais l’avenir est tout de même bien différent pour le conducteur qui n’a, cette fois-ci, pas eu d’accident !

Le seul salut que je trouve réside finalement dans la notion d’univers parallèles (hélas peu répandue au cinéma, puisqu’elle résout trop bien le paradoxe). Elle se base sur le principe qu’à chaque voyage dans le temps, je vais créer une nouvelle ligne temporelle où l’avenir ne s’est pas encore déroulé, en parallèle de l’avenir que je connais déjà. Chaque univers ainsi crée reste sur une ligne temporelle fixe qui maintient sa propre cohérence. J’aime tant cette idée car elle est proche du concept de choix : quand je fais un choix dans mon univers, j’efface automatiquement la possibilité de tout choix alternatif. Mais qui sait, peut-être qu’il existe une infinité d’univers parallèles dans lesquels j’ai fait des choix différents ? Cette idée me rassure énormément, comme si la perspective de toutes mes alternatives possibles me faisaient prendre conscience d’à quel point je suis bien, dans ma ligne temporelle présente.

Cette introduction digne d’une page Wikipédia qui commence à s’égarer n’a pour but que de pointer du doigt pourquoi j’ai été incroyablement déçue par Dark, une série allemande diffusée sur Netflix que j’ai enfin regardée après en avoir lu moult louanges sur l’Internet. La réponse est simple : Dark est une histoire de voyage dans le temps prometteuse qui finit en eau de boudin.

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En résumé rapide, cette série se déroule dans la petite ville de Winden où plusieurs enfants sont portés disparus. L’enquête va peu à peu lever le voile sur le lourd passé de certains habitants, tandis que les indices pointent tous vers une certaine grotte dans les bois… Les premiers épisodes m’ont immédiatement envoûtée par leur ambiance pesante, emplie de mystères et de non-dits. Très vite, le scénario nous fait miroiter la possibilité de voyages temporels mais sans jamais trop en dire, laissant le temps au spectateur de vivre l’angoisse des personnages et l’atmosphère oppressante de la ville. Ce que j’aimais, c’était le doute, les questionnements, les évidences impossibles et les scènes parallèles incompréhensibles. J’aimais baigner dans la confusion comme tous les personnages, et que rien ne soit clairement expliqué.

Je pensais que Dark était une série à saison unique, et au fil des épisodes je m’étais fait à l’idée que mes questions ne trouveraient aucune réponse, et que c’était très bien ainsi. Toutefois, les derniers épisodes ont pris un virage à gauche bien trop serré pour aboutir à un dénouement manichéen sans aucune subtilité, projetant une lumière bien trop vive sur toutes les zones d’ombre, et propulsant la série vers une deuxième saison pour laquelle je n’ai absolument aucun intérêt. C’est si dommage.

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Les films traitant de voyages dans le temps que j’ai aimés sont ceux qui ne cherchent pas à trouver des milliers de stratagèmes pour résoudre leurs paradoxes. J’avais déjà cité Donnie Darko sur ces pages, ça en est un exemple parfait. Son paradoxe est pourtant immense, mais le film n’essaie pas de m’expliquer à tout prix pourquoi il tient tout de même la route. Un exemple poussé à l’extrême est Primer, dont les lignes temporelles expliquées dans le schéma ci-dessous correspondent très bien à mon état d’esprit à son issue : le film n’explique tellement rien que je n’ai pas pu m’énerver sur ses paradoxes, vu que je n’y ai absolument rien compris – c’est sûrement pour cela que je l’ai bien aimé. J’ai aussi un très fort souvenir de Predestination qui assume totalement son paradoxe pour en faire la fondation même du scénario qui m’a complètement scotchée. Enfin, dans la catégorie « nage entre deux eaux » il y a Interstellar, dont la résolution du paradoxe est un brin poussive, mais vu que c’était si joli et si bien fait, on va laisser passer.

XKCD – Movie narrative charts

(signature colorimétrique de Donnie Darko, que je n’avais pas incluse à l’article dédié à ce sujet, où j’ai déjà mentionné plusieurs des films cités dans un autre contexte)

Dark avait ce potentiel de maintenir une zone de flou autour du voyage dans le temps pour ne pas tomber dans cet écueil de la surexplication grotesque. La série y est presque parvenue, révélant vers sa fin des paradoxes temporels qui tenaient presque la route. Jusqu’à être complètement atomisés dans ses tout derniers épisodes. Et pourtant, malgré mon regard très négatif et déçu sur cette fin de première saison, j’ai eu du mal à m’en détacher tant elle m’a captivée.

D’une part, son côté « huis clos dans une petite ville dont les secrets de chacun vont éclater en plein jour » n’était pas sans me rappeler Broadchurch que j’ai adorée et qui révèle de similaires déconstructions sociales. En outre, j’ai retrouvé avec plaisir la langue allemande qui paraît toujours si belle à mes oreilles, me surprenant à comprendre certains morceaux de phrases sans m’aider des sous-titres. Je suis bien loin d’une compréhension courante, mais cette série m’a fait réaliser avec plaisir que ça ne me serait pas si difficile que cela de replonger dans la langue de mes racines si j’y consacrais suffisamment de pratique. Dark a également une très bonne bande originale, dans laquelle j’ai reconnu avec surprise plusieurs morceaux qui ont bercé mon adolescence.

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Enfin, dernier point mais non le moindre, Dark a des images absolument magnifiques. J’écrivais il y a peu au sujet des couleurs dans les films, cette série est un excellent exemple. La photographie de chaque épisode est sublime, comme le montrent les images dont j’ai constellé cet article, jouant sur des désaturations et contrastes de couleurs très bien choisis. Il y aussi ces jeux de symétrie qui constellent chaque épisode, et qu’on retrouve concentrés dans le générique de début. Ces images m’ont fortement trotté en tête ces dernières semaines, tant et si bien que j’ai voulu me prêter à l’exercice. L’an dernier, j’avais dédié deux articles à l’art des génériques ; voici ma propre réappropriation de celui de Dark.

14 commentaires

  1. Ohlala tes expérimentations vidéos à la fin ! ♥︎ Je suis heureuse que tu continues à explorer dans cette voie ! Merci pour cette vision matinale ultra inspirante.

    Le générique de « Dark » m’a bien plu aussi (ainsi que la série – je n’ai pas été aussi déçue que toi cependant, je regarderai la saison 2 avec curiosité).

    D’ailleurs j’ai été heureuse de retrouver le même genre de poésie visuelle et musicale dans le générique de la série « Requiem », qui, pour le coup, est globalement très mauvaise – exception faite pour sa bande-son, composée par Dominik Scherrer et interprétée par Natasha Khan… Le monde est petit !

    • J’ai une relation d’amour-haine avec la vidéo, adorant la notion de « photo animée », détestant les complications techniques que ça représente. Ici pour la première fois le résultat est à la hauteur de ce que j’avais en tête et j’en suis très satisfaite – je crois que c’est plus facile de travailler sur de tout petits clips. Contente que ça t’ait plu !

      Je ne connais pas du tout Requiem mais je saisis le parallèle avec son générique ! J’aime bien son côté plus illustratif, et la musique me plait beaucoup :)
       

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  2. Je réponds juste dans la foulée de la lecture, pour ne pas laisser passer l’impression finale : j’ai été complètement scotché par tes vidéos à la fin ! Elles sont absolument magnifiques… Je n’y connais rien en vidéo, mais le traitement des couleurs et de la profondeur de champ est vraiment très réussi, l’inspiration saute aux yeux. Et ta personnalité propre en ressort aussi de manière très vivace. Vraiment, elles me fascinent !
    Et puis je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à cette fin d’article, ça a dû jouer :) Je partage totalement ton impression sur Dark et notamment ta déception finale, j’avais déjà beaucoup de plaisir à te lire. Et là boom ! On finit sur ces images superbes. Merci !

    • Ton commentaire me fait vraiment chaud au cœur Nim, je suis flattée d’un tel enthousiasme ♥︎ ! Merci énormément de partager ainsi ton engouement, ça m’encourage beaucoup =)

  3. Pour ma part, je n’ai regardé que les trois ou quatre premiers épisodes de Dark, mais ils sont suffi à diluer mon vif intérêt de départ car je les ai trouvés longuets, et le personnage du directeur de la centrale nucléaire suggérait un développement trop manichéen pour moi.

    En revanche, je me situe à l’opposée de Kreestal concernant Requiem : j’ai adoré, bien que la toute fin m’ait déçue :)

    Je me joins aux autres pour louer la beauté de tes montages finaux !

    • Haha, l’arrivée du directeur de la centrale m’a aussi fait hausser le sourcil, et au final son rôle est loin de faire partie des révélations principales ;) Le rythme de la série s’accélère un peu sur la fin, mais j’ai trouvé que ça lui portait préjudice ; j’aimais beaucoup pour ma part sa lenteur posée, qui satisfait très bien ma curiosité contemplative des personnages que je trouvais plutôt bien construits !

  4. Aleks Crément

    J’ai adoré Dark! Mais je te rejoins sur ses innombrables faiblesses.

    Sinon pour le caractère étrange de la création, j’avais fait ceci à l’époque:
     

    Bizarre,non?

    • Bizarre ? Super chouette, tu veux dire :) !

      Tu me fais repenser à plusieurs photos de ton visage d’il y a quelques années (l’une où tu criais, et l’autre avec des ombres en rayures provoquées par un store il me semble) qui jouent aussi sur un effet de symétrie, et qui m’avaient énormément plu à l’époque ! Et je rebondis sur le travail d’Alex John Beck qui a utilisé le même principe de symétrie faciale dans sa série Both sides of :

    • Je suis tellement impressionnée par votre talent à toutes les deux ! J’avais en tête ce type d’images à l’époque où je voulais créer un site qui devait s’appeler Blooböxx et que j’étais obsédée par Sadako dans The Ring (le livre, que je venais de lire). Je n’ai, au final, jamais cherché à apprendre les techniques qui m’auraient permis de réaliser ce que je voulais, et je suis abasourdie que vous ayez mis en image des obsessions que j’avais à peine effleurées. Rien de ce que j’avais imaginé n’arrive à la cheville de vos créations, mais justement, je suis tellement heureuse de constater une fois encore combien l’art peut créer ou raffermir ces connexions métaphysiques dont je suis si friande.

      • Tu parles de talent, je parlerais plutôt de dévouement ;) Pour ma part ça fait plus de dix ans que je bidouille en photo, et crois-moi que mes premiers essais étaient loin de ce que je fais aujourd’hui. C’est le fait de pratiquer, encore et encore, qui me permet d’apprendre de nouvelles techniques, de maîtriser de mieux en mieux mon matériel, et de contourner mes limites. Je ne voudrais pas parler au nom d’Aleks mais je sais qu’elle travaille sa créativité depuis des années aussi, et je suis sûre qu’elle est aujourd’hui bien loin de ce qu’elle produisait il y a 10 ans également !

        Je m’estime incroyablement chanceuse de vivre à l’ère d’Internet, où je peux très rapidement apprendre toute sorte de techniques et trouver de nombreuses sources d’inspiration en quelques clics de souris. Pour le reste, je crois en la persévérance et la pratique surtout – c’est en forgeant qu’on devient forgeron !

        Ceci dit je ne sais pas si j’aurais le courage et la discipline d’appliquer ce dicton à d’autres domaines comme le dessin ou la sculpture ; je comprends à quel point la courbe d’apprentissage est décourageante…

        Dernière réflexion que ton commentaire m’inspire : auparavant, lorsque je voyais des travaux que j’admirais, j’etais profondément affectée en me considérant complètement nulle en comparaison. Je suis toujours infiniment loin du niveau que j’aimerais atteindre mais chaque nouvel essai m’en rapproche un peu plus, et cette satisfaction me suffit. Aujourd’hui en voyant le chemin que j’ai parcouru, je sais que c’est pour beaucoup une question de pratique, et j’apprends à être inspirée par l’étendue d’évolution que je vois devant moi :)

        Je sais que ton domaine d’épanouissement créatif est l’écriture de fiction (dont je me sais pour ma part totalement incapable !) Je me demande comment Blooböxx et Sadako se sont déplacés d’une idée visuelle pour trouver leur place au fil des années dans d’autres pans de tes textes !

        • Oh mais ça, je le sais bien ! C’est pour ça que j’ai précisé que je n’avais pas cherché à apprendre les techniques :) Tu as raison de faire le parallèle avec l’écriture… J’ai commencé à écrire régulièrement il y a… plus de vingt ans… oO Attends, je recommence cette phrase, elle fait trop peur : j’ai commencé à écrire régulièrement vers l’âge de onze ans – oui, c’est mieux comme ça ^^ – et je commence tout juste à être capable de faire ce que je visais à l’origine : raconter des histoires. Sans fioritures, sans blabla, mais en même temps, sur un format roman car au final je ne suis pas à l’aise avec la nouvelle. Je trouve que tu as très bien choisi tes mots en parlant de dévouement ; d’ailleurs je suis souvent un peu agacée par les gens qui me disent « tu as de la chance, moi je ne sais pas écrire ! » parce que la plupart du temps, ils n’ont même jamais essayé. Je pense qu’au fond, que j’y sois arrivée et pas eux traduit plutôt le fait que moi ça me passionne et eux non :)

          En revanche, je pense que le travail acharné n’exclut pas pour autant le talent :) Ce que je vois dans vos créations, à Aleks et toi, ce n’est pas seulement la maîtrise technique : c’est votre univers, les visions qui vous habitent, qui me fascinent. Je suis persuadée qu’on peut maîtriser parfaitement la technique et n’avoir rien à dire.

          Pour répondre à ta question, Blooböxx est devenue une nouvelle ; quant à Sadako, elle est restée un spectre enfermé dans un tiroir :)

          • Et d’ailleurs, à mon sens, des maladresses techniques n’empêchent pas non plus le talent. Je me suis dit que c’était important de le préciser !

  5. J’ai lâché Dark après le premier épisode… j’ai beaucoup de mal avec les séries en ce moment; la lenteur couplée à l’obligation de lire les sous titres (et donc à l’obligation de garder les deux yeux rivés sur l’écran) m’ont découragée.

    Les paradoxes du voyage temporel n’en finissent pas de me fasciner par contre… si chaque voyage dans le temps crée un univers parallèle, duquel de ces univers ai-je conscience ? De l’univers A de départ, ce qui fait qu’à mes yeux le voyage temporel n’a pas fonctionné ? De l’univers B où j’atterri, mais alors que devient le moi qui vivait jusque là dans l’univers B ? Sa conscience est-elle propulsée dans l’univers A ?
    Bref, beau mal de tête en perspective :p

    Je fais une fixation sur les deux vidéos de toi avec le feu, inspirantes to say the least!

    • Regarder un film ou une série dans une langue étrangère qu’on ne comprend pas du tout demande forcément beaucoup plus d’attention et de concentration ;) Tom commentaire me fait penser qu’il y a quelques semaines, j’ai vu une pièce de théâtre où deux interprètes dans un coin de scène traduisaient en direct la pièce en langue des signes ; je n’ose imaginer le degré d’attention nécessaire pour réussir à les suivre sans soutien auditif, tout en réussissant à suivre la pièce en parallèle ! Quoiqu’il en soit, je comprends que Dark t’ait frustrée, les dialogues étant plutôt longs et le rythme, en effet, très lent.

      C’est rigolo qu’on bloque chacune sur des points différents des paradoxes temporels – les univers parallèles ne me pausent aucun problème ! De ce que j’en comprends, à chaque « intersection », il y a un double de toi qui se crée et qui reste dans l’univers A, tandis que toi tu te diriges dans l’univers B. Ça ne me dérange pas d’imaginer ça comme une sorte d’état d’existence alternatif, qui aurait peut-être une explication en physique quantique (vu que je n’y connais absolument rien, je ne vais pas m’avancer plus sur le sujet ^^)

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