Memorabilia

La seule façon de distinguer un rêve d’un souvenir est de savoir que ce dernier a réellement eu lieu. Ce constat revient régulièrement me hanter depuis que j’y ai pensé pour la première fois il y a quelques années, suite à un cauchemar bien trop réaliste dont j’ai mis de longues minutes à m’extirper après le réveil. Combien de fois déjà m’est-il arrivé de me remémorer une scène de mon passé, et d’être prise d’un doute : ce moment a-t-il réellement existé, ou était-ce un rêve ?

Ces questionnements me sont revenus à l’esprit tandis que j’étais en train de parcourir les dossiers de mon ordinateur, durant cette phase de tri et de rangement que j’exposais brièvement dans l’article précédent. Au fil de ces quinze dernières années, j’ai accumulé plusieurs centaines de dossiers, y stockant des dizaines de milliers de fichiers. Autant d’archives du temps écoulé, autant de preuves validant que tout ce que j’ai vécu (par extension tout ce que je suis ?) n’est pas le pur fruit de mon imagination.

Afin d’avoir une vision globale de ces archives virtuelles, j’ai par curiosité utilisé un logiciel de visualisation de tout le contenu de mon disque dur, qui a généré la fascinante image ci-dessous.

Les cercles imbriqués représentent différents dossiers les uns dans les autres, et les plus petits points sont des fichiers. Les plus anciens apparaissent en bleu, les plus récents en orange. Une cartographie de l’intégralité de mon vécu virtuel, que j’ai farouchement sauvegardé année après année dans un attachement quasi obsessionnel.

Outre les évidences telles que mes photos, il y a aussi des archives de conversation MSN, des captures d’écran de webcam, des sites web sauvegardés qui n’existent plus, des photos téléchargées de personnes dont je ne me rappelle quasiment plus. Tout un palais de mémoire extra-cérébral dans lequel je redécouvre régulièrement des pièces oubliées, et que je remplis jour après jours de tous les éléments que je rapporte à ma personne. En parcourant cette arborescence, j’explore ma propre construction personnelle au fil des années.

Après la bucket-list des choses à faire avant de mourir, une autre question que j’aime poser est « Dans le cas d’un cataclysme, si tu ne pouvais sauver qu’un seul objet de chez toi, quel serait-il ? » (ajoutez « Que ferais-tu de ton argent si tu gagnais au Loto ? » et vous avez un trio gagnant, mais on s’éloigne là du sujet).

Pour ma part, si je ne pouvais garder qu’un seul objet, il s’agit sans hésiter de ce boîtier blanc. Les données que j’y stocke me sont tellement précieuses, qu’il contient en réalité deux disques clones (au cas où l’un faillirait), et est régulièrement sauvegardé sur un disque externe. J’envisage même de stocker ce dernier dans un autre lieu que chez moi, pour en avoir une copie sûre au cas où je venais à être cambriolée.

Mon disque dur est sans aucun doute l’objet le plus cher que je possède, et je serais dévastée s’il venait à disparaître.

Aleks m’a récemment partagé le projet I case you, qui encapsule parfaitement ce rapport fanatique que j’entretiens avec mes données. I case you est un reliquaire moderne, comme le définit son concepteur Patrick Van Roy. En réalité ce n’est rien d’autre qu’une simple clef USB, mais encapsulée dans un écrin précieux à la hauteur de la valeur des souvenirs qu’on y stockerait.

J’ai trouvé cette idée formidable, et regrette que tous les financements participatifs qui auraient permis de mettre ce produit sur le marché aient échoué. Mes souvenirs virtuels n’ayant par essence aucune substance réelle, je suis très rassurée par l’idée qu’ils soient conservés dans un objet concret qu’on peut tenir entre ses mains. Encore plus s’il parvient à cristalliser par sa forme le précieux de son contenu.

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Plus la technologie évolue, plus nous avons à notre disposition des moyens de capturer les moments passés. Images, sons, vidéos, bientôt réalité augmentée, toutes ces méthodes sont des évolutions des albums photos passés, pour nous permettre de figer le temps qui s’écoule. Nous rappeler que oui, ces moments ont bien été réels, et ne sont pas tombés dans l’oubli. (Quitte à oublier de vivre les instants présents tant nous sommes obsédés par l’idée de les enregistrer, là se trouve sans aucun doute le plus grand travers d’une telle pratique…)

J’ai récemment commencé la série Black Mirror que l’on m’a recommandée à de nombreuses reprises, et dont chaque épisode est une histoire unique poussant à l’extrême le pire de ce que peut offrir une évolution technologique. Jusqu’ici, c’est l’épisode 3 de la première saison, The entire history of you, qui m’a de loin le plus frappée.

Cet épisode décrit une société où tout le monde peut disposer du Grain. Cette puce implantée derrière l’oreille enregistre en continu ce que vit son propriétaire, qui peut à tout moment choisir de revivre n’importe quel souvenir de sa vie, et le partager à d’autres personnes en le diffusant sur un écran.

On suit l’histoire de Liam, qui soupçonne sa femme d’avoir une relation extra-conjugale, et qui va utiliser les souvenirs stockés dans leurs Grains respectifs pour mener son enquête. Qui va l’amener progressivement à remettre en question chaque instant partagé, voire l’entièreté d’une vie commune.

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Cet épisode m’a hantée des jours durant, redéfinissant tout mon rapport aux souvenirs et à cette compulsion frénétique de stocker chaque instant marquant en l’écrivant, le photographiant, l’enregistrant.

Et si vous pensez qu’on est bien loin d’atteindre les capacités d’une telle technologie, je vous urge de lire cet article passionnant de Wait but Why qui décrit le prochain projet d’Elon Musk : Neuralink, une fusion entre notre cerveau et une intelligence artificielle afin d’augmenter nos facultés cognitives. Ça parait irréel ? Je suis persuadée que cela arrivera de notre vivant, nous ouvrant à des possibilités dont on n’a pas encore idée : une véritable révolution intellectuelle.

Adieu à tout support matériel d’échange et de partage. Imaginez un Instagram des souvenirs, directement connecté à votre cerveau. Cette idée m’est terrifiante, et cet épisode de Black Mirror révèle merveilleusement bien pourquoi. Mais, à y réfléchir, n’y serions-nous pas déjà sous une certaine forme ? Ne nous servons-nous pas déjà de nos smartphones pour enregistrer le moindre concert, le moindre repas, le moindre lieu visité ? Mon disque dur n’est-il pas la preuve que je suis déjà consumée par une accumulation compulsive de mes souvenirs capturés par tous les moyens que la technologie met à ma disposition ?

Il y a une phrase de l’épisode qui m’apporte une nuance clef et salvatrice. « You know half of the memories you have are junk ? Just not trustworthy » Cette affirmation a voulu révéler une défaillance, un point négatif de notre mémoire pas assez fiable. Et pourtant, c’est là que se concentre tout mon attachement à ces souvenirs et à leur sauvegarde. En effet, j’écrivais déjà en conclusion d’un ancien article qu’il a été prouvé que chacun de nos souvenirs était légèrement altéré à chaque fois qu’on se le remémore. Cette idée est effrayante pour beaucoup mais bien au contraire pour moi : elle m’est incroyablement rassurante.

J’avais appris ce fait dans un cours de neurosciences, et il m’avait complètement bouleversée : à chaque fois que nous nous rappelons d’un événement, nous le recréons.[…] la vérité du fait m’importe peu, c’est la manière dont je me l’approprie et ce que j’y insuffle de moi en me le remémorant qui a le plus d’impact pour moi. Nous vivons de toute manière tout au travers du prisme de notre existence, il n’y a aucune raison pour que notre mémoire n’y soit pas soumise non plus, et c’est peut-être là ce qui a le plus de sens dans notre propre construction personnelle.

Commentaire sur Londres en images, mai 2016

Je réalise ne pas être attachée à mes souvenirs per se. Pire, je détesterais pouvoir revivre certains instants de ma vie, et réaliser qu’ils diffèrent du souvenir que j’en ai. Ce que j’aime, c’est toute cette démarche de réappropriation, de réinvention, de création. Chacun de mes souvenirs est en réalité intégré à ma mythologie personnelle, et lisse ses aspérités au fil du temps pour devenir une part entière de ma propre histoire.

En me lançant dans l’exploration de mon disque dur, retrouvant des dossiers abandonnés qui n’ont pas été ouverts depuis bien longtemps, je suis retombée sur des clichés d’Eliness d’il y a plus de 10 ans. Ou plutôt, des images de comment Eli se percevait il y a plus de 10 ans.

Je préfère de loin parcourir ces balbutiements photographiques que les albums photo de famille. Je me surprends de l’inventivité dont je faisais part, et surtout de cette frénésie de capturer mon image, à l’époque où je me cherchais tant. Je découvre différentes versions de moi-même, non pas dans la réalité de ma personne, mais dans ce que je cherchais à renvoyer à l’époque. Et je suis fascinée par ce parcours de création de qui je suis aujourd’hui. Ces archives me sont incroyablement précieuses, car elles me rattachent à toute cette évolution.

Autoportraits entre 2006 et 2008.

Je suis actuellement en train de travailler sur la refonte du blog de K, transférant sa dizaine d’années d’archives de Canalblog vers un hébergement propre. Au fil des articles, je redécouvre la façon dont lui-même se définissait à l’époque, et tel que je l’ai virtuellement rencontré il y a douze ans. Ce parcours me permet de mettre côte à côte le K en chair et en os qui se trouve juste à côté de moi au moment où j’écris ces mots, et de lire la façon dont le K d’il y a douze ans se présentait au monde. Les deux se complètent si bien… Il y a quelque chose de très révélateur à découvrir quelqu’un par le spectre de son appropriation des souvenirs et par ce qu’il souhaite partager de lui.

Je mentionne souvent en toute sincérité que je suis ravie de vivre à l’époque actuelle. Pas un siècle en arrière, au mieux sans Internet et au pire en pleine guerre, et pas un siècle en avant, où je suis convaincue que les évolutions technologiques auront fini de nous faire tomber en pleine idiocratie.

J’ai l’impression aujourd’hui d’avoir à ma disposition suffisamment de moyens pour retracer et préserver mon parcours, des moyens qui sont suffisamment restrictifs pour que je doive y curer ce que je souhaite préserver et n’en sélectionner que les morceaux les plus marquants. Je n’enregistre pas tout, je ne partage pas tout. Mais je continue jour après jour de forger de petites capsules de qui je suis, de comment je me construis. Un travail de forge identitaire dont Hypothermia est le produit final le plus ouvragé. Quant à la matière brute, je vais continuer à la stocker soigneusement dans mes précieuses archives virtuelles, encapsulées dans leur boîtier blanc.

4 commentaires

  1. Comme c’est étrange que ton article paraisse aujourd’hui ! Il me semble en totale complémentarité avec le billet que j’ai posté hier…

    • ♥ Jolie coïncidence ! Ce que tu décris sur le rapport au mythe et à l’écriture me parle tellement… Mon noyau identitaire le plus important est justement cette mythologie personnelle dont Hypo est le principal support d’expression. Écrire, c’est certes se rappeler, mais c’est aussi se construire.

  2. « Dans le cas d’un cataclysme, si tu ne pouvais sauver qu’un seul objet de chez toi, quel serait-il ? »

    A l’époque j’aurais sans doute répondu quelque chose de similaire à toi en t’évoquant mon ordinateur portable, mais depuis quelques années J’ai pris la décision de mettre tout ce qui est « important » dans le cloud dans l’optique d’avoir tout ce dont j’ai besoin n’importe où, quoiqu’il arrive.

    Ce n’est sans doute pas une solution très intelligente au niveau de la vie privée et je ne suis pas très rassurée de mettre le paquet sur l’hégémonie, mais j’ai vu tant de gens dévastés par des cambriolages, que je me suis juré de ne pas me retrouver dans la même situation et de ne strictement rien posséder de « matériel » qui puisse m’atteindre psychologiquement en cas de perte.

    Donc je crois que dans une main il y aurait un lapin, dans une autre un chat, et dans une poche un serpent, là je ne vois rien de « matériel » qui soit indispensable à part mon portefeuille, et ce serait plus pour m’éviter l’aspect administratif chiant.

    Je me souviens avoir été bien heurtée par l’épisode que tu cites de Black Mirror, je pense même que ce furent mes premières larmes pour cette série. Je me souviens que l’aspect technologique m’avait profondément remuée, même si je pense avoir été d’avantage dévastée par la relation des deux protagonistes qui s’étiole. La parano, l’agacement dans la voix, la lassitude.

    Cet article tombe à point, puisque j’ai passé les deux derniers jours à fouiller dans des archives personnelles, et je ne ressens pas la même chose du tout que toi en les parcourant. Je me sens souvent mal à l’aise parce que j’ai l’impression d’être dans les fichiers d’une inconnue et j’ai l’impression que rien de ce que je parcours ne m’est réellement arrivé… J’ai donc l’impression que les preuves de mon vécu ne sont que des éléments qui m’éloignent en fait de mes propres souvenirs. Peut-être justement parce que je sais que je suis de plus en plus assistée dans cet exercice de documentation et de mémoire via plein d’outils, qu’inconsciemment je ne fais plus d’effort à ce niveau-là et que j’en viens justement à perdre mes facultés en me reposant là-dessus?

    Qu’est-ce qui nous fait le plus peur finalement? Est-ce la terreur de perdre ces traces du passé parce que ça nous fait plaisir de les parcourir rendant tragique leur disparition, ou parce qu’inconsciemment on sait qu’on s’est uniquement reposé là-dessus pour nous souvenir, bâclant notre devoir de mémoire en transmettant de la valeur cérébrale sur des supports que nous pouvons perdre? Est-ce que d’une certaine manière ce sauvetage compulsif de notre être n’est pas une forme d’autodestruction depuis le départ? Je ne sais pas.

    Enfin, recommandation pour recommandation, hier j’ai ENFIN regardé Birdman que tu avais beaucoup aimé. Je crois que c’était à la fois le passage cinématographique le plus nihiliste, suicidaire et libérateur de ma vie, je garde quelques scènes précieusement au fond de moi quand je commence à prendre les choses trop à coeur:

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    ( Et heureusement que Youtube est là pour ne pas les oublier ;-))

    • Merci fort pour ce commentaire pleiiiiin de bonnes choses auxquelles réfléchir :)

      Le cloud est une solution à laquelle j’ai souvent pensé, mais qui me freine pour plusieurs raisons telles que la nécessité d’une connexion web ou la dépendance à une institution extérieure. Et puis, sans pouvoir l’expliquer, il y a cette part d’affect qui me pousse à la nécessité d’un objet concret, un disque dur que je peux tenir entre mes mains. À la rigueur, je pourrais envisager le cloud comme une autre solution de sauvegarde – mais j’aurais besoin de pas mal d’espace, ce qui doit avoir un certain coût ! Quel est le service que tu utilises ?

      Je n’ai pas du tout parlé de l’aspect relationnel présenté dans cet épisode de Black Mirror mais il m’a tout autant impactée que toi. L’idée d’obtenir une vérité absolue au prix de la destruction mutuelle m’a fait froid dans le dos, et cet épisode m’a fait énormément réfléchir au principe d’honnêteté émotionnelle que j’essaie d’appliquer à toutes mes relations. J’ai l’impression que cet épisode a plein de pistes de lectures, si ça t’intéresse il y a par exemple cette analyse qui évoque tout l’aspect sécurité / surveillance qu’impliquerait une telle technologie, auquel je n’ai pas du tout pensé lors du visionnage, mais qui porte aussi fort à réfléchir.

      C’est fou, plus on discute, plus je me rends compte qu’on a un rapport très différent à notre construction personnelle et à notre passé réel/virtuel, notre rapport aux souvenirs. J’ai l’impression pour ma part d’être dans une continuité qui s’affine et s’épure morceau par morceau au fil des années, tandis que je te vois comme te construisant à grands coups de révolutions personnelles successives, d’où peut-être la plus grande sensation de rupture que tu as lorsque tu es confrontée à des fragments de ton passé ?

      Je retrouve ici toute ta réflexion sur la facilité d’Internet / de la technologie à nous assister (coucou les recherches Google vite fait pour trouver le nom d’un acteur plutôt que d’essayer de s’en rappeler). Je n’arrive pas à mettre la main sur une étude scientifique que j’avais lue il y a quelques mois, qui avait prouvé que notre rapport à la technologie modifie notre manière de stocker et d’accéder à l’information dans notre cerveau, et cela n’a rien d’étonnant ! Pour les souvenirs, il y a quelque chose de différent dans la mesure où si on ne les stocke pas d’une certaine façon (photos, mots, …) on ne les retrouvera jamais. Je pense très sincèrement que sans ces supports, on est obligés de vivre bien plus détachés de son passé – pour moi ce n’est pas tant du à une assistance technologique qu’à une limite de notre mémoire, simplement. J’ai peu de souvenirs de mon enfance, et je me dis que la génération avant moi doit avoir peu de souvenirs de son adolescence, ou alors des images très fortes et grossières qui sont largement altérées. Est-ce une bonne chose d’être à ce point détaché de son passé, ou est-ce mieux d’y replonger régulièrement ? Je n’en ai pas la moindre idée.

      Contrairement à toi, je ne suis pas révoltée de cette facilité technologique qui nous pousse à l’oisiveté intellectuelle – d’une part parce que je suis convaincue que j’aurais été intellectuellement et culturellement bien moins épanouie sans elle, et d’autre part parce que j’ai toujours cette propension à me dire que c’est une évolution inévitable. D’où peut-être aussi la fin de mon article, où j’affirme égoïstement être heureuse de vivre à cette époque, parce que ce n’est pas encore « trop grave » ?

      Ta question « Qu’est-ce qui nous fait le plus peur ? » me fait beaucoup réfléchir, et je réalise que si je suis autant attachée à tous ces souvenirs stockés, c’est parce que je me définis par eux. S’ils sont effacés, c’est comme si je n’existais plus, parce que je n’ai plus aucune preuve de mon évolution. Je me dis alors avec terreur que peut-être qu’une perte de toutes ces données me ferait le plus grand bien, parce que je réaliserai enfin que j’existe même sans trace de mon parcours ? Après tout c’est la démarche que j’ai sur le blog aussi, consigner / sublimer / archiver mon passé telle une scribe acharnée. C’est marrant, cela rejoint mon article sur le fait d’écrire un livre, où j’indiquais que beaucoup de personnes voulaient écrire un roman pour ne pas sombrer dans l’oubli commun. Ici, j’écris un blog pour ne pas que je m’oublie moi-même… Il va falloir que je réfléchisse davantage à tout ceci !

      Ouiiiiiiii pour Birdman, je suis tellement contente que ce film t’ait plu ! Je me souviens aussi très fort de ces passages que tu relèves, et les visionner me donne envie de revoir tout le film ! Ce premier monologue d’Emma Stone me file à chaque fois d’incroyables frissons… Parlant de références ciné, j’ai revu Stay il y a peu, je sais que c’est ton film préféré :) Je me rappelais très bien de sa toute fin, mais plus du tout de tout le reste. Du coup, j’ai vécu une expérience très différente cette fois-ci, puisque je redécouvrais toute l’histoire du film au travers du prisme de son dénouement final ; c’était super intéressant :)

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