Écritures automatiques

Les mécanismes inconscients qui régissent notre vie m’obsèdent. Chacune de nos décisions est composée d’une part de contrôle rationnel et réfléchi, et d’une part d’émotions sous-jacentes dont nous n’avons pas souvent conscience. Nous avançons avec assurance des justifications logiques à certains de nos choix, sans réaliser l’importante portion de ceux qui ne sont dictés que par des impulsions inconscientes.

Je prête de plus en plus attention à mes rêves, aux éléments déclencheurs de certaines de mes émotions, aux engrenages qui m’amènent à penser ou agir de certaines façons bien spécifiques. Plus j’y réfléchis, plus je constate l’importante influence de l’inconscient sur ma façon d’être : je suis composée d’un tissu d’expériences et d’empreintes trop profondément enfouies pour être explicites, mais qui se révèlent dans toutes mes actions et paroles.

Partageant ces réflexions avec différentes personnes, plusieurs d’entre elles m’ont dirigée vers la méditation. Ce travail de détachement et de pause sur soi-même propose une prise de recul pour apaiser le tourbillon de pensées quotidien qui nous habite. Après quelques séances, je n’ai pu que déplorer l’effet drastiquement inverse sur ma personne : ces moments de prise de conscience ne m’ont que rendue plus frustrée encore de constater l’ampleur du désordre cérébral que je m’impose chaque jour, sans réussir à le démêler clairement.

Là où la méditation devait m’aider à mettre de la distance avec mes émotions, je voulais au contraire y accéder au plus près pour me plonger dans un brutal travail d’introspection. Et dire que ça fait dix ans que je trimballe quotidiennement dans mon sac ce qui serait la meilleure façon pour moi d’y procéder…

Carnets

J’ai toujours lutté avec l’idée de tenir un journal. J’adorais l’image d’être cette fille au carnet noir, et depuis mes 16 ans j’essayais d’en orner les pages d’une façon inspirée. Je voulais y écrire joliment, je voulais qu’il soit esthétique, je voulais pouvoir le déposer dans ma bibliothèque comme une ode égocentrique à part entière, avec un petit soupir de soulagement : « Moi, ma vie, mon œuvre ». De ce fait agonisent sur mes étagères une dizaine de ces carnets inachevés, qui me sont certes infiniment précieux, mais qui n’ont pu remplir leur objectif.

En rangeant mon sac il y a quelques semaines, j’ai pris en main ce carnet noir dont la dernière entrée était datée du 23 IX 14 : tous ces derniers constats se sont alors imbriqués comme une évidence. Ce qui manquait à la méditation, c’était un support à ce flux de pensées, une façon de les structurer pour mieux les étudier. Ce qui manquait à mes journaux, c’était la liberté de me laisser aller à écrire sans me juger moi-même. C’était décidé, j’allais tenter d’appliquer un principe méditatif à l’écriture. J’ai repensé à ces exercices d’écriture automatique que j’aimais tant en cours de français, et je me suis fixé un défi. Pendant une semaine, j’allais écrire tous les jours une demi-heure dans ce carnet, sans réfléchir, pour voir où ça allait me mener.

C’est souvent après déjeuner, sur la fin de ma pause. Je remplis mon mug de café puis m’installe à mon bureau, repousse le clavier et enfile mes écouteurs. Le stagiaire avec qui je partage la pièce a compris au bout de quelques jours que c’était mon signal « Ne pas déranger ». Selon l’humeur du moment, je sélectionne sur mon baladeur une liste de morceaux ne dépassant pas la demi-heure. Je sors carnet et stylo de mon sac, je presse play, et je me lance. Si je n’en ai pas le temps à midi, c’est le soir en rentrant ou avant de me coucher. J’allume des bougies, je m’installe sur mon lit, je lance la musique et le même rituel recommence.

Écriture aux bougies

« Je ne sais pas comment tu fais, quand je me retrouve devant une page blanche, je ne sais pas quoi écrire ». L’écriture automatique permet de s’affranchir de ce problème : l’intérêt de l’exercice est de ne pas réfléchir à ce qui sort du stylo. La première pensée qui vient doit être encrée sur la page, peu importe son contenu. Même s’il n’est autre que « Je n’ai rien à écrire aujourd’hui. » Cette pensée va forcément en initier une deuxième : « D’ailleurs je lutte toujours pour trouver de quoi écrire. » Qui va en engendrer une troisième : « Ce blocage me frustre énormément. » Et ainsi de suite… Toute pensée passant par la tête durant cette demi-heure doit être retranscrite.

Cela fait deux semaines que j’ai commencé cet exercice, et je ne peux plus m’en passer. Chaque jour, j’ai cet enthousiasme de découvrir les nouveaux éléments que ce travail va me permettre d’explorer. Une demi-heure me permet en général de remplir quatre pages. Elles n’ont rien d’esthétique : elles sont raturées, difficilement lisibles, l’écriture est bâclée, les fautes nombreuses, et le texte d’un français franchement mauvais. Peu importe, l’intérêt que j’en tire est tout autre.

Je me prends le temps d’examiner chaque pensée sous une loupe. Sélectionner chaque mot et former ses lettres à la pointe d’un stylo donne juste assez d’espace pour l’assimiler en profondeur. Lorsque je me soumets à ce travail d’écriture, je ne me sens pas confuse et débordée dans des vagues de pensées non structurées. Là, je suis obligée de ne considérer qu’une phrase à la fois. Cela me permet d’en prendre la pleine mesure, de m’imprégner de l’émotion qu’elle génère. Ce qui m’amène à établir une connexion plus profonde avec une autre pensée, qui ne me serait peut-être jamais venue si j’étais passée rapidement sur la première. Au fur et à mesure de l’écriture, c’est tout un fil introspectif qui se déroule, reliant des éléments rationnels à des réactions émotionnelles, des instants présents à des expériences passées. C’est fou ce qu’on peut apprendre sur soi quand on s’autorise à prendre le temps de s’étudier.

Glenrothes & carnets

Au beau milieu de mon quotidien en pilotage automatique dicté par de multiples décisions à prendre, des obligations à suivre et un certain stress à gérer, je m’accorde un moment dans la journée pour prendre conscience des pensées et émotions qui m’habitent, les considérer, et les développer. J’ai déjà mis en évidence certaines mécaniques émotionnelles que je ne savais pas comment interpréter, j’ai réussi à comprendre des rêves récurrents qui ont depuis disparu et surtout, j’ai l’impression d’apprendre à me connaître de jour en jour.

Écrire a un pouvoir hypnotique et cathartique. Peu importe l’état émotionnel dans lequel je suis avant d’ouvrir mon carnet, il me suffit de ces trente minutes pour retrouver un esprit stable, serein, et en plein contrôle de mes moyens. Je trimballe toujours un carnet noir sur moi, et chaque page blanche n’est non plus une source d’angoisse, mais un immense champ d’exploration.

Pourquoi ne pas essayer ? Cela ne vous coûtera qu’une demi-heure : prenez quelques feuilles de papier, écrivez la première pensée qui vous vient à l’esprit, et suivez son fil. Je vous garantis que vous allez être surpris.

16 commentaires

  1. J’ai noirci deux ou trois carnets depuis mon exil d’internet, et je confirme tes propos (et ton excellent article qui résume très bien cette pratique), l’écriture automatique est un excellent moyen de fouiller en soi, de se connaître, d’expérimenter…

    Pour ma part, mon rituel consiste à écouter Hymn to the Immortal Wind de MONO et plus particulièrement Ashes to the Snow pour me prêter à l’exercice. C’est sur cette chanson que j’ai livré sans le vouloir mes plus belles pages.

    • Bon nombre de groupes de post-rock sont présents dans mes oreilles durant ces moments, et je viens d’ajouter Mono à la liste grâce à toi ;) Ce genre musical installe un paysage sonore tout à fait approprié à un tel exercice d’écriture.

  2. Une demi-heure me permet en général de remplir quatre pages. Elles n’ont rien d’esthétique : elles sont raturées, difficilement lisibles, l’écriture est bâclée, les fautes nombreuses, et le texte d’un français franchement mauvais. Peu importe, l’intérêt que j’en tire est tout autre.

    Moi j’aime bien quand le papier est usé, à force d’avoir raturé, appuyé, biffé ; utilisé différents stylos ; corné parfois ; posé ses mains dessus, générant quelques taches, faisant baver l’encre encore fraîche.

    Parfois, c’est le papier lui-même qui est incompatible avec l’endre ; le résultat est encore plus grossier, encore plus illisible ; mais les pensées sont là, enfoncées profondément dans la matière.

    Le papier imbibé, qui de larmes, qui de thé, se gonfle et puis prend une forme intéressante. Sa texture en est à tout jamais modifiée. Je trouve que l’histoire de ce papier-là ajoute à l’histoire des mots.

    Je ne suis d’ailleurs par persuadée que la forme des mots soit si anodine que ça. Un œil averti pourrait sans doute y trouver des motifs récurrents, délivrant à leur tour quelque signification secrète…

    Je rêvasse en pensant à la polysémie de cette seule et même énigme.

    • J’aime beaucoup la brutalité qui se dégage de tes propos, et ton commentaire a éclairé sous un nouveau jour certaines de mes pages. C’est beau d’examiner ces notes en faisant totalement abstraction de leur signification, juste en s’imprégnant de leur forme graphique. Tu as raison, cette dernière est toute aussi expressive et source à interprétations !

  3. C’est peut-être un peu ce qu’on faisait il y a longtemps. Les prémices.

    • Tu te souviens de ces lettres rédigées sur ces feuilles multicolores de brouillons de bacs blancs ? =) Il y a de ça que je transporte aussi à travers ces pages-là.

  4. Je suis celle qui n’a jamais réussi à tenir un carnet/journal même si elle le voulait.

    Tu écris : « J’ai toujours lutté avec l’idée de tenir un journal. J’adorais l’image d’être cette fille au carnet noir, et depuis mes 16 ans j’essayais d’en orner les pages d’une façon inspirée. Je voulais y écrire joliment, je voulais qu’il soit esthétique, je voulais pouvoir le déposer dans ma bibliothèque comme une ode égocentrique à part entière, avec un petit soupir de soulagement : « Moi, ma vie, mon œuvre ». De ce fait agonisent sur mes étagères une dizaine de ces carnets inachevés, qui me sont certes infiniment précieux, mais qui n’ont pu remplir leur objectif. »

    MOI MOI MOI
    Sauf sur le fait qu’ils me sont précieux, car je fini par déchirer les pages encore et encore puis à vouloir qu’ils disparaissent car je supporte pas comment j’y ai écris. L’écriture automatique m’attire à la lecture de ton article, j’ai besoin de fouiller en moi, de me comprendre et d’expérimenter (comme le dit Nate plus haut). Alors est-ce que je tente? J’ai du mal à accepter de raturer, de voir que c’est mal écrit…

    • Si ça peut t’aider, considère cet exercice comme de l’écriture jetable. Tu peux la faire sur des feuilles volantes que tu peux aussitôt mettre à la poubelle une fois remplies. Inutile de les relire, de les évaluer, voire de les juger – l’intérêt est la réflexion générée sur l’instant, l’écriture n’est ici qu’un moyen et non une fin en soi. Une fois que tu intègres cette notion, c’est incroyablement libérateur d’écrire sans cette pression qu’on s’impose d’habitude. Sachant que c’est un domaine avec lequel tu luttes, je ne peux que t’encourager d’essayer sous cette forme !

  5. Aleks Crément

    Je ne déroge pas à la règle, j’ai aussi chez moi une forêt entière de journaux remplis sur…3 pages. J’ai toujours eu cette passion pour le journal intime (extime maintenant), je crois que cela a pris des dimensions colossales avec le film « Hariette the spy ». Elle procédait en mettant des lettres de l’alphabet au hasard sur les coins de page et le journal se remplissait ainsi de manière un peu anarchique.

    J’ai toujours échoué à l’écriture parce que l’esthétisme est toujours venu me pourrir la vie et ce sera toujours le cas. Je me focalise sur la laideur de mon tracé, sur la nullité de mon scrapbooking et j’abandonne tout au premier déplaisir de la mise en page. J’imagine que je suis beaucoup plus visuelle qu’intellectuelle et je me suis fait à cette idée définitivement.

    J’ai vu deux journaux sur le net dernièrement qui me plaisaient beaucoup, l’un était sur le blog de Musti avec le « Q&A » diary qui consiste à répondre à une question par jour, je trouvais ça intéressant au niveau déblocage de réflexion au quotidien:

    Q&A diary

    via Make up ya mind

    L’autre était sur celui de Villfaren, le « One line a day » diary qui consiste à écrire une ligne par jour pendant 5 ans. Les années qui suivent tu relis ce qui a été important pour toi le même jour les années précédentes, ça doit être très émouvant de se frotter à cette toute petite trace que tu as gardé du quotidien:

    One line a day journal

    via BobbleHeadBaby

    Je pense que cet exercice d’écriture dont tu parles ne me conviendrait pas vraiment. Je suis quelqu’un de tellement pragmatique que j’aurais du mal à m’investir dans une activité dont je ne vois pas les bienfaits « immédiats », il me faut un apport direct et en ça je suis nulle!

    • Je viens de regarder la bande annonce de Hariette the spy et je regrette ne pas avoir vu ce film étant gosse, je suis sûre que cette gamine aurait été mon héroïne et n’aurait que renforcé l’amour que je porte déjà à Michelle Trachtenberg.

      J’avais vu passer les deux journaux que tu cites sur Tumblr, et tout comme toi je trouve ces idées excellentes, car elles ont l’avantage de fournir une structure qui rend l’écriture plus facile, et sont très brefs : pas besoin de beaucoup de temps pour les remplir, ça rend la discipline quotidienne plus facile. Tu comptes essayer l’un d’entre eux ?

      L’exercice que je décris ici me permet de m’affranchir du problème esthétique du journal comme tu le décris : j’accepte le postulat de départ que l’intérêt n’est pas du tout esthétique et artistique, mais de l’écriture brute « jetable ». Plus aucune notion de perfectionnisme ne rentre en compte, et ça a quelque chose de libérateur si on se l’impose d’emblée.

      Je l’ai peut-être mal exprimé, mais l’écriture automatique m’apporte avant tout un bienfait immédiat ! J’ai déjà désamorcé plusieurs épisodes d’instabilité émotionnelle en me servant de l’écriture pour canaliser mes émotions et pour me calmer, rien qu’en ce sens c’est un outil qui m’est incroyablement précieux. Ça ne marche pas toujours, mais quand c’est le cas, c’est rudement efficace, et cumulable : au fil des pages je retrouve certaines réflexions redondantes, certains schémas qui se recoupent, et la sensation de contrôle que ça m’apporte est inestimable.

      Je comprends cela dit que le lâcher prise que ça nécessite et surtout la discipline d’accorder autant de temps par jour peuvent être un sacré frein ; j’estime que ça mériterait le coup d’essayer juste une fois, pour voir… J’étais plutôt sceptique en commençant, et petit à petit j’ai été convertie. Je suis pour le moment toujours aussi enthousiaste, même si je n’échappe pas à la possibilité que d’ici quelque mois le flux se tarira et qu’il me sera bien moins bénéfique. Wait & see !

      • Aleks Crément

        Je me laisserais bien tenter par celui d’une question par jour, je me connais et je pense que je ne tiendrai pas le projet sur cinq ans que propose l’autre et cela finira comme cet autoportrait quotidien que j’ai tenu pendant 1 an et qui est parti aux oubliettes par fainéantise.

        Sinon, hier j’ai eu une illumination! Nous étions au concert de Russian Circles et à côté de moi une fille a ouvert un calepin pour prendre des notes. De quoi sur quoi, je n’en ai pas la moindre idée, j’ai imaginé donc qu’elle écrivait les paroles. J’ai trouvé l’idée intéressante et je me suis dit que je serais moins mal à l’aise de m’essayer à écrire dans ces conditions. J’ai un peu peur de me retrouver dans le silence face à une feuille blanche sans savoir comment la remplir. Je présume que c’est ça tout l’intérêt de l’exercice, mais j’ai bien aimé l’idée d’apporter des paroles à une musique qui m’inspire et qui n’en a pas.

        • Tenir un autoportrait durant un an est juste incroyable, c’est déjà une discipline immense ! Qu’en as-tu tiré ? Je ne peux que t’encourager à ré-essayer le journal avec cette nouvelle méthode d’une question par jour – je suis sûre qu’il ne s’agit que de réussir à trouver le bon medium, en attendant il ne faut pas hésiter à en essayer plein quitte à en perdre la majorité en cours de route.

          Ton histoire durant Russian Circles fait mouche, parce que durant le concert de GY!BE jeudi dernier j’ai eu certaines phrases en tête tellement fortes que j’ai sorti mon carnet de mon sac pour les noter dans le noir de traviole et de façon quasiment illisible. C’était un besoin évident, du coup je trouve ça très joli. Tu pourrais essayer, à nouveau il faut expérimenter jusqu’à trouver ce qui te convient. Et même si tu ne trouves pas, il y aura toujours quelque chose à tirer de ces expériences.

  6. Cet article est vraiment très intéressant et je suis admirative du nombre de carnets que tu as pu remplir !
    Comme beaucoup je ne déroge pas à la règle du blanc devant cette feuille blanche. Moi aussi j’ai un problème d’esthétique une fois l’écriture entamée.
    J’aime profondément lire et j’aurais tellement aimé avoir ce don.. Je ne sais pas si ça se travaille.
    Pour le moment ça fait un an que je réussis à tenir un journal pour Clémence. Je m’y tiens vraiment parce que je veux absolument qu’elle garde ça de moi, au cas où..
    Et sinon j’ai un carnet dans mon sac. Je l’emmène partout. Je réfléchis parfois à ce que je pourrais y écrire mais sans franchir le pas. Mais je sais qu’il est là, comme une sorte de doudou je crois.

    • Clémence peut être une incroyable motivation pour toi, tu as trouvé là ton moteur qui surpasse toute considération esthétique ou de « beau français », et je trouve ça tellement beau :) Je me dis qu’il n’est nulle question de don à ce stade, mais pour toi il s’agit d’amour, et c’est ce qui change tout.

      Je t’invite à lire Écriture : Mémoire d’un métier de Stephen King qui m’a beaucoup inspirée et que je trouve très juste sur le sujet de développer un talent d’écriture. Même si je ne considère absolument pas que l’écriture est ma voie, ce bouquin m’a tout de même apporté de nombreux conseils, et se lit très facilement.

      • Merci pour la référence, je vais m’y pencher :-)
        Pour le journal de Clémence, ma motivation ça a aussi été une jolie histoire d’un copain de lycée: à ses 18 ans, sa mère lui a offert un journal qu’elle tenait secrètement depuis sa naissance ! Je trouve que ça a une valeur inestimable ! Je serai bien incapable de faire de même, je ne sais pas combien de temps je vais continuer, mais ce qui est là pour l’instant me satisfait. J’espère aussi qu’elle comprendra la valeur que ça a pour moi.

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