Huis clos – Joker II

« J’aurai tous le temps d’écrire en rentrant » est la pensée la plus idiote que j’ai eue ce dimanche. Après trois heures d’un nouveau sport qui m’a complètement rincé le corps et l’esprit, je tiens à peine les yeux ouverts et suis infiniment reconnaissante à K de s’affairer aux fourneaux tandis que j’écris ces quelques mots.

L’article en cours est en bonne voie, mais reste encore fragmenté. J’ai le thème, les principaux arguments, des premiers jets de phrases et quelques idées de photo pourquoi pas. Le tout me demandera tout de même encore quelques heures à assembler.

Parce que voilà, il y a la vie avant tout et le tourbillon de discussions, de réflexions, de chocs et de révélations de ces derniers mois. Les moments forts, les moments de respiration, le temps qui a besoin d’être pris. En toute pudeur et intimité, tout un cheminement qui ne fait que commencer et qui occupe bien plus de place dans mes pensées que l’écran et le clavier. Ces derniers sont étrangers au monde intérieur que je suis en train de construire, mettant toute mon énergie à renforcer ses contreforts pour le protéger à tout prix.

Oui j’ai vu Eyes Wide Shut il y a peu, et oui j’en reparlerai.

Je me perds dans mes barricades métaphoriques bariolées et j’entends un « C’est prêt ! » depuis la cuisine, je m’en tiendrai donc ici cette fois-ci. Une ou deux fois l’an, je m’octroie le sursis de repousser mon quinzomadaire d’une semaine et c’est une carte que j’ai besoin de dégainer aujourd’hui. À la prochaine !